Je vous écris d’un temps que les livres d’histoire disent révolu, mais que votre chair et vos cris rendent cruellement actuel.

 Je reconnais vos visages : ils sont ceux de mes camarades de 1943. Je reconnais aussi votre plus grand péril, celui qui faillit nous perdre et qui menace aujourd’hui de rendre vos sacrifices stériles : la dispersion des courages.

En mon temps, j’ai dû forcer des hommes qui se détestaient à s’asseoir à la même table.

Pour que l’Iran brise ses chaînes, voici les quatre piliers sur lesquels vous devez bâtir votre victoire.

  1. La fin de la guerre sur vos réseaux sociaux

La première victoire du régime n’est pas dans la force de ses matraques, mais dans l’agressivité de vos réseaux sociaux. Chaque insulte entre partisans de la monarchie, républicains ou représentants des minorités est une bouffée d’oxygène pour vos bourreaux.

Adoptez de suite un moratoire immédiat sur les attaques inter-factions. La critique doit cesser d’être une arme de conflits internes pour redevenir un outil de débat démocratique, mais seulement après la libération.

Votre priorité n’est pas d’avoir raison contre l’autre résistant, mais d’avoir raison du régime.

 

 

  1. La création d’un CONSEIL NATIONAL de RESISTANCE de l’IRAN (CNRI)

Ce conseil sera la clef de la réussite :

  • Il fédèrera les différentes forces de résistance de la société iranienne : Comités de quartier, Syndicats, Génération Z , Groupes politiques républicains, Groupes politiques monarchistes, Représentant de la diaspora, Représentants des minorités ethniques, Représentants des défecteurs …
  • Il élaborera le socle commun qui unifiera les différentes composantes de la société iranienne : la Charte de la Résistance.

Cette Charte fixera les principes de base qui unifient la Résistance : Souveraineté, Laïcité, Égalité, Unité.

Elle prévoira un gouvernement provisoire neutre dont la mission sera d’organiser des élections libres.

 

III. La création d’une Caisse de Solidarité Nationale

Le régime compte sur l’épuisement économique pour vous briser.

La diaspora doit structurer une aide financière directe et sécurisée (via les technologies modernes de transfert, cryptomonnaies )

Ces fonds serviront à soutenir les familles des prisonniers politiques, des exécutés et des blessés.

Ils serviront également à fournir du matériel de communication (Starlink, VPN) pour briser le black-out numérique.

Enfin ils permettront de constituer des réserves de devises pour stabiliser les prix et l’approvisionnement dès la chute du régime, évitant ainsi le chaos qui profite aux milices.

  1. La définition du “Jour d’après”

La crainte du chaos est le meilleur argument de la tyrannie.

Le programme du CNRI doit inclure une promesse de justice, mais aussi une porte de sortie pour ceux qui, dans l’appareil d’État, choisiront de ne plus tirer sur le peuple.

L’armée et la police ne basculeront que si elles voient une issue pour elles.

Mes amis,

Le régime qui vous opprime ne tient plus que par la force.
En 1943, le Conseil national de la Résistance a uni partis rivaux, syndicats et mouvements clandestins antagonistes — non par accord, mais par nécessité.
L’Iran d’aujourd’hui est dans la même nécessité : dispersée, la Résistance est faible, unifiée, elle triomphera.

Depuis l’ombre et dans l’espérance,

Jean Moulin

 

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