De “Je suis partout” à la désinformation contemporaine

Quand l’anti-guerre de gauche détourne le regard

Par Michel Chemouel Benhamou

Hier, la presse collaborationniste diabolisait les Juifs et taisait les crimes nazis. Aujourd’hui, certains médias de gauche critiquent exclusivement l’alliance Israël‑USA, occultant le régime des mollahs et alimentant le récit : « ce n’est pas notre guerre ».

Propagande : d’hier à aujourd’hui

Sous l’Occupation, Je suis partout imposait un récit unique et descendant. Le lecteur était passif et l’antisémitisme se diffusait sans contestation.
Aujourd’hui, l’anti-guerre circule horizontalement : tribunes, vidéos, réseaux sociaux. Les bulles informationnelles amplifient les critiques de l’alliance Israël‑USA, tandis que le régime des mollahs reste rarement évoqué, renforçant le sentiment que le conflit n’est pas « notre » guerre.

Apparence de journalisme

Des médias ou influenceurs dénoncent régulièrement les interventions israélo-américaines en insistant sur les risques pour l’Occident, les déséquilibres économiques, la crise énergétique.
La presse collaborationniste dénonçait les souffrances des français du fait des bombardements alliés.
Mais la réalité iranienne — répression, exécutions, violations des droits humains, sort exécrable réservé aux femmes — est passée sous silence, comme quand la presse collaborationniste  masquait les crimes nazis tout en diabolisant les victimes juives.
Les discours d’une certaine gauche construisent un récit tout aussi partial : l’alliance Israël‑USA est le seul responsable, le régime des mollahs est ignoré.

Désinformation et silence

Les critiques se concentrent sur les conséquences pour l’Occident. L’ennemi est choisi sélectivement, reproduisant la logique de la presse collaborationniste : diaboliser un acteur, occulter un autre et justifiant de détourner le regard devant l’horreur : « ce n’est pas notre guerre ».

C’est la guerre de tout le monde libre

Le régime des mollahs constitue une menace globale. Le combat contre ce régime autoritaire et menaçant doit être soutenu par les pays occidentaux, non seulement pour leurs intérêts stratégiques et économiques, mais surtout pour défendre la liberté et protéger les populations opprimées. Ce conflit n’est pas celui d’Israël ou des États-Unis seulement : c’est la guerre de tout le monde libre.

6 Commentaires sur “De “Je suis partout” à la désinformation contemporaine – Michel Chemouel Benhamou

  1. Jack dit:

    En développant un missile d’une portée de 4000 km., quelle cible est concernée ? En tout cas pas Israël ! Alors qui ? Réfléchissez……..

  2. Roni dit:

    Ici comparaison sonne avec raison !
    Oui c’est le même mécanisme qui est à l’œuvre : diaboliser Israël et les USA et effacer ainsi la culpabilité de l’Iran ..

  3. Marc Levy dit:

    Bravo pour le parallèle. Il y a un fond nauséabond dans une certaine France et c’est important de le stigmatiser.

  4. Marc Levy dit:

    Il y a un fond nauséabond dans une certaine France. Il est passé de l’extrême droite à la soit disant gauche et c’est important de le stigmatiser.

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