L’EXCEPTION PALESTINIENNE : une construction de l’ONU

Tamar I. Machado Recanati

Depuis la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël il y a 76 ans, les populations arabes palestiniennnes sont en état d’exception. Ces populations sont incitées à vivre dans l’espoir « djihadique » d’éliminer l’État d’Israël, de tuer les Juifs et d’instaurer une Palestine de la « rivière à la mer », et sont, en attendant, empêchées de vivre. Dans la Bande de Gaza et dans les territoires administrés par l’Autorité Palestinienne, elles sont soumises à des régimes islamiques fanatiques et totalitaires, vivant encore pour une partie dans des camps de réfugiés[1], et ne proposant pour tout horizon à ses jeunes et à ses enfants que de se suicider en tuant des Juifs : ce qu’il dénomme mourir en Shahid (en martyr).

Les raisons de cette impasse sont méconnues et/ou mal analysées. Ayant remarqué qu’il manque de documentation, infos et autres YouTube en français sur le conflit, nous avons décidé d’écrire un papier : en voilà le résultat. De mettre en place des camapgnes d’information s’appuyant sur les faits historiques et actuels.

Avant d’aborder le vif du sujet, il importe de rappeler certains faits :

Quelques repères historiques

1- Le terme de Palestine : Palestine est le nom donné à la région par les Romains, afin d’en effacer l’identité juive. En effet, Les Romains détruisent le 2nd Temple en 70. Vient ensuite la Grande Révolte des Juifs contre les Romains menée par Bar Kochba entre 132 et 135, que les Romains écrasent dans le sang[2]. En punition contre cette rébellion, l’empereur Hadrien rebaptise la région en Syrie-Palestina, en référence aux Philistins, peuple antique non-juif qui habitait la région mais qui a disparu depuis depuis 2000 ans L’empereur donne de plus l’ordre de chasser les Juifs de Jérusalem, qu’il fait raser et sur laquelle il fait construire une ville romaine nommée Aelia Capitolina.

Cette dénomination, Syria-Palestina, ne correspond jusqu’au vingtième siècle à aucune identité nationale. Il n’y a jamais eu de pays indépendant nommé Palestine

Nous reviendrons sur ce point.

2- Il y a toujours eu une présence juive pendant les deux mille ans d’exil dans le territoire de l’actuel Israël, malgré les interdictions, pogroms etc…

3- Il y a toujours eu des vagues d’immigration juive au cours des siècles, dans la mesure où les conquérants le permettaient, malgré la difficulté et les dangers que représentait ce voyage de plus d’un an d’Europe vers le Moyen-Orient. Un retour plus massif commence lentement au 18ème siècle et s’accélère définitivement au 19ème à partir de 1860. C’est le début du sionisme moderne.

4- La conquête arabe commence au 7ème siècle de notre ère : l’Islam conquiert des territoires par la guerre, le djihad, le pillage.

5- Les contours d’Israël ont très peu changé depuis 3000 ans. Ce qui n’est pas le cas des royaumes chrétiens et musulmans qui se sont voulus conquérants et prosélytes.

6- Certains commandements bibliques ne s’appliquent qu’en terre d’Israël. Des trois grandes religions monothéistes, le judaïsme est la seule qui a des commandements liés à la terre d’Israël et applicables uniquement sur son sol.

7- Les réfugiés juifs entre 1948 et 1967 : à sa création et dans les années suivantes, le peuple israélien est composé d’anciens Juifs palestiniens (c’est-à-dire résidant en Palestine mandataire avant 1948 et dénommés maintenant Juifs israéliens). A ces 600.000 Juifs s’ajoutent très rapidement des rescapés de la Shoah, dont un très grand nombre avaient été internés dans des camps à barbelés à Chypre par les anglais. Et il est très important de le souligner, viennent s’ajouter entre 1948 et 1967 quelque 900.000 Juifs réfugiés de pays arabes dont les gouvernements (ou/les pogroms) les ont chassés. Ces pays ont, entre 1948 et 1967, pratiqué une politique de « racist cleansing ». Tous ces réfugiés ont été totalement intégrés par l’État d’Israël. Depuis les années cinquante, il n’y a plus personne sous la tente.[3]

Fondamentalement, le narratif arabe et arabe palestinien veut faire endosser à Israël la responsabilité totale du problème des réfugiés palestiniens.

Quelques exemples de ceci parmi beaucoup d’autres :

1- La création de l’État d’Israël : Le péché originel serait celui de la création de l’État d’Israël en mai 1948 suite à la décision de l’O.N.U. de novembre 1947. (Ainsi la « fée » O.N.U. serait une responsable collatérale dans ce narratif).

2- 1967 : Le narratif palestinien veut faire accepter la date de 1967, en plus de 1948, comme dates cruciales du problème des réfugiés, et donc amener à l’acceptation d’un nouvel État palestinien sur les territoires conquis en 1967, apres qu’Israel ait ete agresse . . Comme si avant la Guerre des Six Jours il n’y avait pas eu de problèmes, il n’y avait pas eu d’attentats ! Comme si l’existence de l’État d’Israël n’avait pas été remise en cause même avant sa création ! Comme si l’OLP de Yasser Arafat ne datait pas de 1964 !

3- Le colonialisme sioniste : Le narratif palestinien impute donc la responsabilité du problème au « colonialisme sioniste » qui, par exemple, aurait déclenché la Guerre des Six Jours alors qu’en réalité, il s’agissait d’un acte de défense consécutif à la fermeture du détroit de Tyran par Nasser trois semaines auparavant (23 Mai 1967) sur la Mer Rouge, ce qui constituait un casus belli.

4- Retour : Le narratif palestinien impute la responsabilité du problème au refus catégorique d’Israël au retour des Palestiniens, qu’il appelle « Droit du Retour des Palestiniens ». Nous verrons par la suite dans quel cadre légal ce refus s’inscrit.

Ce narratif arabe et palestinien, totalement israélo-centré, élude les facteurs essentiels de l’histoire arabe palestinienne. Nous allons présenter ici l’un de ces facteurs à savoir : la responsabilité de l’O.N.U. dans la création du problème des réfugiés palestiniens

LA RESPONSABILITE DE L’ONU DANS LA CREATION DU PROBLEME PALESTINIEN

Dans cette première partie, je commencerai par décrire l’approche onusienne du problème des réfugiés dans l’ensemble du monde, puis la comparerai avec le traitement réservé par l’O.N.U. aux réfugiés palestiniens.

Les agences onusiennes traitant des problèmes de réfugiés

Une des fonctions majeures de l’O.N.U. est de régler le problème des réfugiés, quelle que soit la région du monde dont ils sont originaires. Il existe deux agences onusiennes.

L’une est exclusivement destinée aux réfugiés palestiniens : c’est l’UNRWA.

L’autre s’occupe des réfugiés de tout le reste du monde : c’est l’UNHCR.

Gardons les noms de ces deux agences en tête :

UNRWA: United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East, agence créée le 19 Novembre 1948.

UNHCR : The United Nations High Commissionner for Refuges, agence créée le 14 décembre 1950.

L’O.N.U. et les réfugiés du monde entier (exception faite des réfugiés palestiniens)

1)      Des chiffres :

En avril 2024, il y avait 130 millions de personnes déplacées dans le monde, dont 117,3 millions déplacées de force ; parmi toutes ces personnes, 43,4 millions sont des réfugiés.[4] Le plus grand nombre provient de la Guerre du Soudan qui rien qu’en 2025 a ajouté 13 millions de personnes déplacées, dont 8,6 millions a l’interieur du pays !https://unric.org/fr/crise-au-soudan-la-reponse-de-lonu//[5]

2)      definition generale du terme « réfugié » par l’O.N.U. (exception faite des réfugiés palestiniens)

Toute personne « qui, en raison de la crainte bien établie d’être persécutée pour des raisons de race, religion, nationalité, appartenance à un groupe social particulier ou pour des raisons d’opinion politique, se trouve hors du pays dont il est citoyen ou qui, en raison d’une telle crainte, évite de se prévaloir de la protection de ce pays  ; ou encore qui, étant apatride et se trouvant hors du pays de sa résidence habituelle, antérieure, ne peut y retourner ou qui, en raison de ses appréhensions, ne souhaite pas le faire ».

[Source : Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés]

3)      AUTRES ARTICLES ESSENTIELS dans la législation onusienne concernant les réfugiés :

a.      Article 28[6]  Défense d’expulsion et de refoulement sur les frontières des territoires où la vie ou la liberté du réfugié est menacée

1. Aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, les réfugiés sur les frontières des territoires où leur vie ou leur liberté serait menacée en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité ou de leurs opinions politiques.

2. “Le bénéfice de la présente disposition ne pourra toutefois être invoqué par un réfugié qu’il y aura des raisons sérieuses de considérer comme un danger pour la sécurité du pays où il se trouve ou qui, définitivement condamné pour des crimes ou délits particulièrement graves, constitue une menace pour la communauté dudit pays.”

b.      Article 29[7] : la naturalisation

Les États contractants faciliteront, dans toute la mesure du possible, l’assimilation et la naturalisation des réfugiés. Ils s’efforceront notamment d’accélérer la procédure de naturalisation et de réduire, dans toute la mesure du possible, les taxes et les frais de cette procédure.[8]

c.       Le principe de non-refoulement

Ce principe défend, dans la pratique, le droit pour un individu de ne pas être renvoyé de force vers une source de danger. Il donne une réalité pratique au droit d’asile. Car si tout homme a le droit de quitter son pays pour fuir des persécutions, il n’existe pas d’obligation pour les États de lui donner asile. Il reste donc comme seule garantie l’interdiction de refouler un individu qui ayant fui son pays a forcément pénétré sur le territoire d’un autre État. Un réfugié ne peut pas être refoulé vers un pays où il craint des persécutions.

Réfugié ▸ Persécution

Le principe de non-refoulement permet une double protection.

 Il doit permettre à tout individu qui entre sur le territoire d’un autre pays, même de façon illégale, d’y déposer une demande d’asile et de faire entendre son cas.

 Même si sa demande d’asile est refusée dans un pays, les autorités ne pourront pas le renvoyer vers un territoire où sa vie et sa liberté sont menacées. Pour pouvoir le contraindre à quitter le sol du pays de premier asile, il faut donc trouver un pays de deuxième asile qui accepte de le recevoir, un « pays tiers sûr ».

Ce principe de non-refoulement est expressément énoncé dans la plupart des plateformes internationales adoptées au niveau régional et universel, notamment :

 La Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut de réfugiés (art. 33) aux termes de laquelle aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques.

Le bénéfice de la présente disposition ne pourra toutefois être invoqué par un réfugié qu’il y aura des raisons sérieuses de le considérer comme un danger pour la sécurité du pays où il se trouve ou qui, ayant été l’objet d’une condamnation définitive pour un crime ou délit particulièrement grave, constitue une menace pour la communauté dudit pays.[9] [10]

 L’acte final de la Conférence des Nations Unies sur le statut des apatrides de 1954 (art. 4).

 La Déclaration des Nations Unies sur l’asile territorial de 1967 (art. 3.1).

 La Convention de l’OUA sur les réfugiés de 1969 (art. 2.3).

 La Convention américaine relative aux Droits de l’Homme de 1969 (art. 22.8).

 La Convention des Nations Unies contre la torture de 1984 (art. 3). Ce texte interdit de renvoyer une personne dans un pays où la torture et les mauvais traitements dont le viol sont pratiqués.

L’O.N.U. et les réfugiés palestiniens: deux poids et deux mesures

Comme nous allons le constater, les réfugiés arabes palestiniens ont un tout autre statut. Statut apparemment privilégié mais qui perpétue le problème des réfugiés palestiniens au lieu de le résoudre.

La définition du terme « réfugié » par l’O.N.U. lorsqu’il concerne les Palestiniens :

« Aux termes du mandat de l’UNRWA, on entend par réfugiés de Palestine, les personnes qui résidaient de façon normale en Palestine entre le 1er juin 1946 et le 15 mai 1948 et qui ont perdu à la fois leur habitation et leurs moyens de subsistance à la suite du conflit de 1948. »

COMPARAISON entre les deux définitions

a)      Première différence : les définitions

Reprenons la définition donnée par l’O.N.U. d’un réfugié lambda :

« Toute personne qui en raison de la crainte bien établie d’être persécutée pour des raisons de race, religion, nationalité, appartenance à un groupe social particulier ou pour des raisons d’opinion politique, se trouve hors du pays dont il est citoyen ou qui, en raison d’une telle crainte, évite de se prévaloir de la protection de ce pays  ; ou encore qui, étant apatride et se trouvant hors du pays de sa résidence habituelle antérieure, ne peut pas y retourner ou qui, en raison de ses appréhensions, ne souhaite pas le faire ».

Il y a là deux définitions fondamentalement différentes : la définition d’un réfugié palestinien est déterminée par sa résidence en Palestine mandataire pendant une période inférieure à 2 ans (lequel conflit a, on se le rappelle, été provoqué par le refus arabe du plan de partage -la solution à deux États- voté par l’O.N.U.), et par ses moyens de subsistance au moment des faits sur une période très courte. Ce qui inclut donc des travailleurs étrangers venant par exemple de Syrie, d’Égypte ou de Jordanie, qui étaient à l’époque assez nombreux.

Concernant les personnes originaires de tout autre endroit de la planète, l’O.N.U. a par contre pris bien soin de préciser que seul pourra accéder au statut de réfugié une personne encourant un risque établi de persécution dans le pays dont il est citoyen ou réside habituellement.

b)      Deuxième différence : la transmissibilité du statut de réfugié

Les Palestiniens sont les seuls réfugiés au monde qui voient leur statut se transmettre de génération en génération par filiation paternelle. En 1965, l’UNRWA changea ses qualifications de telle manière à pouvoir reconnaître et accorder le statut de réfugié palestinien aux descendants jusqu’à la troisième génération.

En 1982, l’UNRWA va même encore plus loin : non seulement l’UNRWA accorde le statut à tous les descendants de réfugiés palestiniens mâles, mais en plus :

c)      Troisième différence : la perpétuation du statut de réfugié en cas d’acquisition d’une nationalité différente

Toujours sous les auspices de l’UNRWA, un réfugié palestinien conservera son statut de réfugié même dans le cas où il aura obtenu la citoyenneté dans un autre pays. Ceci va à l’encontre des règles établies par l’UNHCR (article I(c)(3) de la Convention et du Protocole de l’ONU de 1951 relatifs au statut des réfugiés).

Contrairement à tous les réfugiés du monde, un Palestinien ne cesse donc jamais d’être un réfugié.

Ceci a des conséquences très lourdes :

Entre 1947/48 et la Guerre des Six Jours de 1967, il y avait de 850.000 à un million de réfugiés palestiniens, (ce chiffre varie selon les sources[11]), dont un grand nombre sont aujourd’hui morts de vieillesse.

Aujourd’hui pourtant, le nombre de soi-disant réfugiés palestiniens, au lieu de décroître avec le temps, a augmenté. Il s’est multiplié et s’approche des sept millions.

Cette anomalie, ainsi que d’autres que nous présenterons, contribue à perpétuer le problème et la souffrance des Palestiniens. Ceci a été le résultat d’un processus qui s’est étendu sur des dizaines d’années et donc d’une politique bien déterminée.

(Petite précision d’un grand détail : La résolution no 194 de l’O.N.U. du 11 décembre 1948 (en pleine guerre d’Indépendance, guerre provoquée par les États arabes) demande le retour des réfugiés palestiniens, désireux de le faire et acceptant de vivre en paix avec leurs voisins, alors qu’Israël n’en est pas encore membre. Cette résolution est rejetée par les pays arabes qui ont attaqué Israël naissant, en fait par tous les pays de la Ligue : Egypte, Irak, Liban, Arabie Saoudite, Syrie, Yémen : ces sept mêmes pays qui rejettent en même temps la partition décidée par l’ONU.

Aujourd’hui les pays arabes prennent cette résolution comme point de départ, mais il est évident que ces États ont une responsabilité majeure dans la création du problème de réfugiés[12] (aussi bien en 1948 qu’en 1967 comme nous le verrons par la suite).

LE STATUT très particulier de l’UNWRA :

a)      Budget

i.            Budgets comparatifs des agences onusiennes

La différence entre les budgets alloués aux réfugiés dans le monde et ceux allouées aux Palestiniens est abyssale. Pour exemple :

En 2023, le budget de l’UNRWA pour 5 millions de « réfugies » palestiniens était de 1,47 milliards de dollars.

Celui de l’UNHCR pour 120 millions de personnes déplacées en 2024 (soit 24 fois plus de personnes) est estimé par l’O.N.U. à 10,62 milliards de dollars (soit une somme seulement 7 fois supérieure).

La différence concernant le personnel de l’UNHCR et l’UNRWA n’est pas moins instructive :

C’est ainsi qu’en mai 2019, l’UNHCR employait 16.000 personnes pour s’occuper des besoins de 25.9 millions de réfugiés. Face à cela, l’UNRWA dispose de 30.000 employés pour s’occuper de 5,3 millions de “réfugiés” (soit 176 réfugiés par employé).[13]

Notons encore que les États arabes ont pendant très longtemps refusé d’apporter la moindre participation au budget de l’UNRWA et ont été formellement opposés à tout projet de relocalisation ou de naturalisation des réfugiés palestiniens. Seule exception : la Jordanie, nous y reviendrons.

Depuis sa création en 1950, en un peu plus de 50 ans, l’UNHCR a aidé 50 MILLIONS de réfugiés à redémarrer leur vie. Les exemples des réussites de l’UNHCR abondent non seulement lorsqu’il est possible de rapatrier les réfugiés dans leur pays d’origine, mais aussi quand cette possibilité ne se présente pas et qu’il faut aider les réfugiés à refaire leur vie dans des pays éloignés et souvent très différents des pays d’origine du réfugié du point de vue de la culture, de la langue, des modes de vie.

Pour exemple : dans la seule année 2018, le site officiel de l’UNHCR indique que 81.300 réfugiés ont été proposés pour un programme de relocalisation : parmi eux 28.2000 originaires de Syrie, 21.800 de la République Démocratique du Congo, 4.200 d’Erythrée et 4.000 d’Afghanistan.

De plus 55.600 réfugiés sont, toujours avec l’aide de l’UNHCR, partis de leur pays d’origine vers « un pays adoptant » pendant la même année. Les principaux pays d’accueil étant les États Unis, le Canada, l’Australie, la Grande Bretagne, la Suède, etc…

Une fois ce processus établi, la nationalité du pays accueillant acquise, la personne cesse d’être considérée comme réfugiée, et de bénéficier de toute aide des services de l’O.N.U.

Sauf… les Palestiniens : « De 1950 à 1957, l’UNRWA soutient des plans de développement économique régionaux visant à développer l’agriculture, à encourager la coopération internationale et à intégrer les Palestiniens dans l’économie régionale. Au milieu des années 1950, l’UNRWA tente de mettre sur pied deux grands programmes de réinstallation ; ils sont rejetés aussi bien par les pays hôtes que par les réfugiés… »[14]

Ceci démontre l’inanité des règles de l’UNRWA.

Si on appliquait aux Palestiniens les règles jugées convenables pour tous les autres réfugiés du monde, si l’O.N.U. cessait cette politique de deux poids et de mesure, que se passerait-il ?

Un grand nombre d’entre eux, ceux par exemple possédant la nationalité jordanienne, ne seraient plus considérés par le monde ni par eux-mêmes comme des réfugiés,[15] comme des déracinés.

Les autres pourraient être accueillis vers des pays d’accueil et en particulier des pays arabes c’est-à-dire des pays de même culture qu’eux, de même langue qu’eux…

Mais voilà que cette possibilité de repartir à zéro, qui si elle a un goût d’exil à la première génération offre dès la deuxième génération des possibilités de vie meilleure, voilà que cette dernière possibilité, offerte par l’UNHCR aux réfugiés dont elle prend soin, ne leur est pas offerte.

Mentalement ils sont maintenus par l’UNRWA dans un statut de réfugiés, de déracinés. L’UNRWA va jusqu’à imposer le statut de réfugié palestinien à des enfants nés 75 ans après la création de l’État d’Israël[16].

Concrètement : nous verrons dans un prochain document comment la plupart des pays arabes se gardent bien de reloger les Palestiniens et les maintiennent dans des camps de réfugiés.

Ainsi sur le site internet de l’UNRWA, nous apprenons que : “Sur les quelque cinq millions de Palestiniens enregistrés dans notre Agence, à peu près un tiers vivent dans 58 camps de réfugiés reconnus en Jordanie, au Liban, en Syrie, dans la West Bank et dans la Bande de Gaza[17] ”. (Pourquoi, par exemple, des camps existent-ils encore dans ces pays? Pourquoi, lorsque la Jordanie a illégalement annexé la Judée-Samarie et Jérusalem Est entre 1949 et 1967 n’a-t-elle pas pris soin des réfugiés de la guerre de 1948 qu’elle avait été une des protagonistes à déclencher? Pourquoi a la même époque l’Egypte n’a pas fait de même dans la Bande de Gaza?)

ii.            L’allocation du budget. La transmission de l’aide aux pays d’accueil

L’UNHCR, l’organisme de l’O.N.U. responsable de tous les réfugiés dans le monde exception faite des Palestiniens, transmet nourriture, matériel et fonds destinés aux soins médicaux et à l’éducation des enfants réfugiés directement au pays d’accueil des réfugiés.

En ce qui concerne les Palestiniens cela n’a jamais été le cas. Des centaines de millions de dollars ont été directement vers les Palestiniens eux-mêmes. Avec les résultats en armements et en endoctrinement que l’on analysera dans un prochain document…

b)      La nomination du Directeur Général de l’UNRWA

Une autre “bizarrerie” du statut de l’UNRWA au sein des différents organismes de l’O.N.U. : la nomination du directeur général de l’UNRWA n’est pas dépendante de l’approbation de l’Assemblée Générale de l’O.N.U. contrairement à ce qui se fait pour tous les autres organismes appartenant à l’O.N.U. C’est au Secrétaire Général de l’Assemblée de décider avec l’autorisation du Comité de Proposition (Advisory Committee) de cette nomination.

c)      La surprenante mise à part de l’UNRWA depuis 1950

Certes l’UNRWA a été créé avant l’UNHCR, mais à partir du moment où l’UNHCR est créé pourquoi ne pas intégrer l’UNRWA dans son sein ? En dépit de la différence de définition du statut de réfugié, l’intégration de l’UNRWA aurait pu être faite. Ne serait-ce qu’au niveau bureaucratique, la logique aurait voulu que l’UNRWA soit intégré dans l’UNHCR. Mais, sans surprise, les États arabes s’y sont totalement opposés. L’UNHCR est une agence apolitique alors que l’UNRWA elle étant très politisée, les pays arabes voulaient la conserver séparée. Le site de l’UNHCR est d’ailleurs tout à fait explicite : les États arabes avaient peur qu’une telle intégration signifie la dépolitisation du problème. L’UNHCR avait besoin des signatures des pays arabes pour être créé et pour fonctionner.[18]

Il importe d’étudier le fonctionnement de l’UNHCR et de le comparer à celui de l’UNRWA pour en tirer leçon :

Protection des réfugiés dans les pays d’accueil/ l’article 1D de la Convention de l’UNCHR

Dans bien des cas, le fait d’avoir une agence qui s’occupe strictement de leur problème n’a pas toujours été bénéfique aux Palestiniens, même en dehors de ce que nous avons souligné jusqu’à présent. En effet l’article 1D de la Convention de l’UNCHR prévoit qu’un réfugié qui reçoit protection par un autre organisme de l’O.N.U. ne peut recevoir la protection légale de l’UNCHR. Or une des conventions signées en 1951 interdit aux États-hôtes d’expulser les réfugiés hormis les individus posant des problèmes de sécurité et d’ordre dans leurs frontières.

Elle leur impose en outre de pourvoir à leurs besoins en termes de santé et d’éducation, et de leur appliquer une législation du travail identique à celle à laquelle sont soumis les citoyens dudit pays. L’État-hôte doit encore faciliter l’assimilation et l’intégration du réfugié dans la société.

De tous les États arabes, seule l’Égypte a ratifié cette convention. Certains gouvernements occidentaux ont légiféré que tant qu’un Palestinien était sous l’égide de l’UNRWA, il ne pouvait bénéficier de l’article 1D. Or :

Oroub El Abed[19] « En théorie, l’UNHCR se doit protéger les Palestiniens qui vivent en dehors des cinq zones d’opération de l’UNRWA et qui sont : la Jordanie, la Syrie, Le Liban, la Cisjordanie et Gaza. Néanmoins, les États arabes ont entravé la capacité de l’UNHCR de les protéger. Les États arabes ont avancé que l’O.N.U. est responsable de l’expulsion des Palestiniens puisque le Plan de partage de la Palestine a été approuvé par l’Assemblé Générale de l’O.N.U. en 1947 : la décision no 181. L’O.N.U. a donc une responsabilité permanente qui doit l’amener à développer des mécanismes de rapatriement et de compensation. Permettre aux Palestiniens d’être protégé par l’UNHCR leur « causerait un préjudice car cela encouragerait la possibilité d’une réinstallation dans un pays tiers. » (Ma traduction) « Les Palestiniens ont été exclus de la protection de l’UNHCR du fait qu’ils reçoivent l’assistance de l’UNRWA, malgré le fait que seuls ceux qui vivent dans les cinq régions d’opération de l’UNRWA peuvent en bénéficier. Ce n’est qu’en 2002 que l’UNHCR a réinterprété l’Article 1D de la Convention sur les Réfugiés de 1951 pour souligner le fait que les Palestiniens sont ipso facto des réfugiés et qu’ils doivent être protégés par l’UNHCR s’ils sont dans des territoires où d’autres corps de l’UN n’ont pas de pouvoir. En pratique et dans les faits, l’UNHCR ne fait pas grand-chose pour les Palestiniens qui ne sont pas sous le mandat de l’UNRWA. » (Ma traduction)

Conclusions :

Comme l’observe l’UNHCR sans pour autant suggérer d’y mettre fin (ce qui est, je dirais, de l’ordre du dissociatif) : « À la différence de l’UNHCR, le but du travail qu’accomplit l’UNRWA n’est pas de trouver de solutions permanentes pour les réfugiés confiés à ses soins ».[20]

Les différences – dont l’UNRWA est responsable – entre le statut des réfugiés palestiniens et celui de toutes les autres populations de réfugiés, visent à perpétuer leur statut de réfugiés et les contraint à se percevoir eux-mêmes comme de sempiternels déracinés.

L’UNRWA est la seule organisation pour réfugiés au monde dont le but n’est pas de les aider à reprendre le fil de leur vie, mais au contraire de perpétuer le problème et pour ce faire, elle engage toujours plus de dépenses. De fait, l’UNRWA n’a pas réorganisé un seul réfugié palestinien : « Contrairement au HCR, le champ d’application de l’UNRWA ne comporte pas la recherche de solutions durables pour les réfugiés dont elle est responsable »[21].

 

En résumé :

Un des buts de l’UNHCR est de reloger les réfugiés dans un pays tiers. Ceci est exclus en ce qui concerne les Palestiniens, l’O.N.U. non seulement renie sa mission, mais contribue à perpétuer le problème.[22] [23]

 

L’UNRWA est fondé le 8 décembre 1949.

L’UNCHR, ou United Nations High Commissionner for Refuges, est fondé le 14 décembre 1950.

En fait dès 1943 dans l’idée et en 1945 dans les faits, 44 nations créent l’UNRRA, United Nations Relief and Réhabilitation Administration, dont le but est de venir en aide aux millions de personnes déplacées et de réfugiées en Europe et en Asie. L’UNRRA et l’UNHCR ont été créés suite à la crise humanitaire sans précédent face à laquelle se retrouve le monde en 1945, particulièrement en Europe et en Asie. Rien qu’en Europe il y a 12 millions de personnes déplacées et réfugiées en 1945. Les USA sont les principaux donateurs, aux trois quarts. Les organisations juives américaines s’investissent aussi énormément avec l’UNRRA pour venir en aide, en argent et sur le terrain[24].

La fondation de l’UNCHR est surtout le fait des puissances européenne à cause de la 2ème Guerre Mondiale et des tensions avec Staline. Le but de cette agence est de RESOUDRE le problème des réfugiés dans le monde, non de le perpétuer. Mais déjà, dans la déclaration de 1951 de l’O.N.U., les réfugiés palestiniens sont mis à part.

Ce qui est non moins intéressant et qui a soulevé un énorme point d’interrogation dont nous aurons à reparler : exactement à la même époque, l’Empire Britannique met fin à une autre de ses possessions avec une partition particulièrement douloureuse et porteuse de tragédies : la partition de l’Inde et du Pakistan qui va engendrer le déplacement de 14 millions de personnes ! 14 millions de réfugiés. Paradoxalement, l’O.N.U. ne crée aucune agence spécifique pour s’occuper de CES réfugiés et de CE conflit, qui va s’envenimer dans les décennies à venir lors de la création du Bangladesh en 1971, du Myanmar, et mener à des périodes de violences véritablement génocidaires.

Quand l’UNRWA a été établi, le but écrit était de régler le problème des réfugiés palestiniens avant 1950. L’O.N.U. a donc donné un mandat à l’UNRWA jusqu’à cette date. Mandat qu’il ne cesse de prolonger depuis !

De tout ceci, nous pouvons comprendre qu’il n’a jamais été question de résoudre le problème des réfugiés palestiniens de la même manière que celle envisagée pour tous les autres réfugiés du monde ; que le but de l’histoire, non avouée, est en fait à moyen terme la disparition de l’État d’Israël. A METTRE OU PAS ????????????????????????????????????????????????//

[1] De même : les Palestiniens qui ont quitté de leur plein gré, ou ont été chasses en 1948 et en 1967 et leur descendance sont encore dans des camps de refugies, au Liban et interdit de résidence en Egypte et dans nombreux autres pays arabes. Pourquoi ? Nous le verrons par la suite.
[2] Avec près de 600.000 morts et des dizaines de milliers de Juifs envoyés en esclavage c’est presque la fin de la présence juive en Judée.
[3] Il faut souligner le fait qu’il y a eu encore de grandes vagues d’immigration au cours des années, comme par exemple à la suite de la chute de l’URSS : entre 1989 et 1991, un million de Juifs ont émigré de l’ancienne URSS dans un Israël qui a l’époque n’en comptait que quatre millions d’habitants. Cette immigration massive a eu lieu peu de temps après la première intifada, avec son cortège d’attentats, de morts et de blesses civils. Malgré cela, personne n’a vécu sous la tente. Le pays s’est organisé pour l’accueil souvent difficile mais toujours assume des immigrants de Russie.
[4] Une personne déplacée l’est dans son propre pays, parfois par son propre gouvernement. Mais elle reste dans son pays. Par contre le refugié, comme nous allons le voir, est une personne qui a franchi une frontière internationale.
[5] Où sont les manifestations de soutien pour la population soudanaise ? Ce que nous verrons tout au long de ce document est le fait que les musulmans peuvent torturer, exécuter, massacrer, violer, hommes, femmes et enfants au nom de l’islam ou de quoi que ce soit par dizaines si ce n’est centaines de millions de musulmans et de chrétiens, le monde s’en fiche totalement. Les musulmans peuvent défénestrer des homosexuels, lapider des femmes pour soupçon d’adultère, les enfermer et les priver d’éducation même basique, enlever des chrétiennes, les violer et les vendre pour prostitution, le monde s’en fiche. Le monde ne bouge que quand Israël, c’est-à-dire les Juifs, sont mêlés au conflit.
[6] https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/convention-relating-status-refugees#:~:text=et%20de%20refoulement-,1.,ou%20
[7] Idem
[8] https://www.refworld.org/
[9] https://dictionnaire-droit-humanitaire.org/content/index/
[10] Ceci est extrêmement important car les États arabes sont en violation constantes de cette convention et des autres conventions sur le sujet. Ils n’ont à ma connaissance jamais été condamnés.

En Jordanie, nombreux sont les Palestiniens détenteurs de la nationalité jordanienne et qui malgré cela sont encore considérés réfugiés.
[11] [12] A vérifier du point de vue du droit international, à développer.
[13] Le partenariat UE-UNRWA en chiffres (2010-2016) = 664 millions d’euros (voir sur le site de l’UNRWA les chiffres exacts de participation financière à l’aide aux Palestiniens plus particulièrement les camps en 2018 : bcp de pays arabes ne figurent même pas. Ceux qui figurent : très peu)
[14] Idem, p21
[15] Jérusalem Post, 13 Novembre 2021, Itamar Marcus. A few months after UNRWA was created, the United Nations High Commission for Refugees (UNHCR) was opened to help all other refugees. UNHCR describes its success: “During our lifetime (since 1950) we have helped well over 50 million refugees!” The contrast is extraordinary. UNHCR has resettled millions of refugees in the same period that UNRWA didn’t resettle even one, but imposed refugee status on millions of children, some born as long as 72 years ago. Every child has the right to be born into freedom, but UNRWA has trampled those human rights over five million times. Funding UNRWA is not only a waste of limited international resources but is funding an organization that is fundamentally a human rights abuser. In a shocking admission of the political agenda behind UNRWA, PA Social Development Minister Ahmed Majdalani recently told UNRWA Commissioner-General Philippe Lazzarini how the PA sees UNRWA in an online article from Al-Quds on October 27. “Majdalani emphasized the necessity of protecting UNRWA not as an institution that provides services to the refugees, but rather because it is a political symbol of the refugees’ right of return,” the article reads.: UNRWA – the worst thing that ever happened to Palestinians – opinion The writer is director of Palestinian Media Watch. His book ‘Deception,’ co-authored with Nan Jacques Zilberdik, was acclaimed by Robert Bernstein, the founder of Human Rights Watch, as “one of the most important books you handle in your lives.” He was recognized as being among the world’s “top 100 people positively influencing Jewish life or the State of Israel,” by ‘The Algemeiner.’
[16] “UNRWA didn’t resettle even one, but imposed refugee status on millions of children, some born as long as 72 years ago. Every child has the right to be born into freedom, but UNRWA has trampled those human rights over five million times. Funding UNRWA is not only a waste of limited international resources but is funding an organization that is fundamentally a human rights abuser”.

in Jerusalem Post, 13 Novembre, 2021, Itamar Marcus.

The writer is director of Palestinian Media Watch. His book ‘Deception,’ co-authored with Nan Jacques Zilberdik, was acclaimed by Robert Bernstein, the founder of Human Rights Watch, as “one of the most important books you handle in your lives.” He was recognized as being among the world’s “top 100 people positively influencing Jewish life or the State of Israel,” by ‘The Algemeiner.’
[17] “Of some 5 million Palestine refugees registered with our Agency, roughly one third live in 58 recognized refugee camps in Jordan, Lebanon, Syria, the West Bank and the Gaza Striphttps://www.unrwa.org/
[18] Chapitre I, p.21   https://www.unhcr.org/ The State of The World’s Refugees 2000: Fifty Years of Humanitarian Action Leave aside the fact that that UNHCR grossly misrepresented General Assembly resolutions allegedly affirming a Palestinian “right of return.” The organization’s explicit recognition that this so-called right is at the heart of a “politicized” agency, UNRWA, amounts to declaring that in the case of the Palestinians, the UN has no practical interest in resolving their refugee status. Above all, the insistence of the “right of return” (even in principle) of millions of Palestinians to present-day Israel is a prescription for on-going conflict with the Jewish state, if not its destruction. https://cija.ca/   Updated on November 11, 2014
[19] Dr Oroub El-Abed is a postdoctoral research fellow at the Centre for British Research in the Levant, supported by a British Academy grant. She obtained her PhD in Development Studies from SOAS, University of London. She has consulted for several UN agencies and international NGOs, and written about political economy of development and forced migration, particularly in relation to Palestinian refugees in the Middle East. She is the author of Unprotected: Palestinians in Egypt since 1948 (Washington, DC and Ottawa: Institute for Palestine Studies and the International Development Research Centre, 2009). https://www.soas.ac.uk/staff/staff63607.php
[20] https://www.unhcr.org/publications/state-worlds-refugees-2000-fifty-years-humanitarian-action, p 20 2eme encadre
[21] idem
[22] En 1950, alors que le général canadien Kennedy, et Sir Henry Right, premiers responsables de l’UNRWA, devaient constater que leur travail était rendu impossible par la politisation de la crise humanitaire dont ils avaient la charge, et que leur mandat ne pourrait s’achever en un si court laps de temps, un parlementaire anglais travailliste, Richard Crossrian, fut appelé à expliquer leur échec devant la Chambre des Communes. Sa réponse fut éloquente :

« Tant que nous compterons sur l’ONU pour faire quelque chose de sérieux pour l’établissement des réfugiés, nous ne ferons que nous leurrer, car l’ONU est une organisation politique. Il y a la Ligue Arabe, et toute la politique de la Ligue Arabe. La Ligue Arabe a besoin du problème des réfugiés pour maintenir la cohésion contre Israël. L’établissement des réfugiés la priverait de son sujet de plainte le plus important… »] [23] It is perfectly clear that Arab nations do not want to solve the Arab refugee problem. They want to keep it as an open sore, as an affront against the United Nations and as a weapon against Israel. Arab leaders don’t give a damn whether the refugees live or die. Lt. Gen. Alexander Galloway, then the director of UNRWA in Jordan, in 1952 : “Il est tout à fait clair que les Nations arabes ne veulent pas résoudre le problème des réfugiés palestiniens. Ils veulent laisser ouverte cette plaie, comme un affront face aux Nations Unies et une arme contre Israël. Les chefs politiques arabes se fichent complètement si les réfugiés vivent ou meurent. »
[24] En particulier et nous y reviendrons, suite à la partition exactement à la même période, et pour les mêmes raisons : le démantèlement de l’Empire britannique, de l’Inde et du Pakistan. Cette partition engendre le déplacement de près de14 millions de personnes : les Sikhs vers l’Inde., les musulmans vers le Pakistan Ouest et Est qui plus tard deviendra le Bangladesh.

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