Israël accusé de génocide à Gaza : Un narratif sur une famine

 &/ le système d’accusation de famine intentionnelle

 Les famines dans le monde

  1. L’accusation de famine intentionnelle
  • Conséquences juridiques après l’accusation de famine intentionnelle : c’est un génocide
  1. Quelle objectivité des instances qui accusent Israël ?
  2. L’ONU
  3. L’ONU et le Hamas
  4. L’OMS
  5. Human Right Watch
  6. Amnesty international
  7. MSF
  8. Le conseil des droits de l’Homme de l’ONU
  1. Historique de la montée en puissance de l’accusation de génocide jusqu’en juin 2025
  2. Avant le 7 octobre 2023
  3. Les semaines qui suivent le 7 octobre
  4. De janvier 2025 à fin mai 2025 avant le changement de méthodologie de l’IPC
  5. Contenu du rapport de l’IPC du 12 mai 2025
  6. Le rapport met en évidence des rapports de forces au sein de l’ONU
  1. Tournant dans la stratégie d’accusation d’Israël après le 30 mai 2025
  2. Refus du Hamas du cessez le feu le 30 mai 2025
  3. Chiffres sur les morts de malnutrition donnés par le Hamas
  4. C) Introduction des termes « défense civile »
  • Changement de méthodologie de l’IPC en juillet 2025
  1. L’IPC doit travailler selon des standards scientifiques
  2. Les gouvernements et l’ONU doivent travailler ensemble
  3. Les données recueillies doivent être fiables
  4. Nouvelle méthodologie pour rapidement déclarer l’état de famine
  5. En conclusion du rapport de l’IPC du 20 aout 2025

&&/ Sur le terrain : L’entrée de l’aide humanitaire depuis le 19 mai 2025

  1. La problématique du ramassage des palettes
  2. La problématique de la distribution de l’aide
  3. Les camions sous la responsabilité de l’ONU sont pillés
  4. Nombre de camions nécessaires pour les besoins de la population, selon l’ONU
  5. ONU : Solution pour que les camions atteignent la population malgré les pillages
  • Ce qu’Israël a mis en place pour aider la population
  1. La GHF
  2. La GHF : volonté de collaborer avec l’ONU et les ONG
  3. Refus de l’ONU et des ONG et arguments
  1. Accusation de tirs de soldats sur les civils qui viennent se ravitailler
  2. Qui accuse Israël ?
  3. Qui a intérêt à discréditer la GHF ?

Le Hamas a une volonté assumée, exhibée de détruire Israël, selon la rédaction de sa charte.

Il clame que le 7 octobre 2023 n’est qu’un début des atrocités qu’il veut commettre.

Il est devenu expert pour que la machine à produire des images effroyables ne cesse pas de nous inonder. La machine produit un sens univoque, des mots de condamnation décorrélés de la réalité. Et ça marche.

Haïr Israël, est devenu une marque de moralité, un label de compassion.

Il n’y a pas de génocide à Gaza, mais tant de morts dont des enfants.

Le Hamas a déclenché cette guerre, le 7 octobre, en violant, en massacrant en mettant en scène une jouissance de la mort sans limite. Et il a enlevé des otages.

La société israélienne, tout le peuple juif veulent le retour de tous les otages. Il y des différences d’approches sur le comment, mais tous attendent le retour des otages.

Le Hamas ne rendra pas tous les otages sans y être forcé. Quelques soient les accords qui pourraient être passés, il en gardera toujours quelques-uns. Ils sont sa clé de survie.

Pour l’obliger à rendre les otages, il doit être affaibli. Israël essaie plusieurs moyens, peut-être imparfaits.

Quel que soit le déchainement de haine en mondovision, Israël continue d’écrire que tous les otages rentreront à la maison.

& / Le système d’accusation de famine intentionnelle

  1. Les famines dans le monde

En 2024, 733 millions de personnes subissent une malnutrition aigüe.[1]

En 2024/2025, près de 300 millions de personnes dans le monde subissent une famine aigüe.[2]

En Ethiopie, Nigeria, Yémen, Sud Soudan, notamment.

 « La guerre au Soudan provoque la pire crise humanitaire du monde. Les habitants survivent avec 3 litres d’eau par jour [souvent contaminée, ce qui provoque une épidémie de choléra], les combats paralysent l’acheminement de l’aide alimentaire ». La famine y fait des ravages, des millions de personnes sont déplacés et s’abritent dans des camps de réfugiés.[3]

Qui se soucie de ces hommes, femmes et enfants, qui meurent de faim sans qu’aucune photo, aucun narratif, ne se penche sur leur sort ?

Le directeur de l’OCHA (organisme dépendant de l’ONU) écrit-il à propos de ces 25 millions d’êtres humains africains dont les vies sont dévastées par les guerres : « La famine du Soudan est la famine mondiale. C’est une famine qui demande : mais qu’avez-vous fait ? Une famine qui veut et doit nous hanter tous » Non, il fait ce discourt grandiloquent uniquement pour Gaza.

Gaza capte la sollicitude planétaire.

Israël est accusé d’y organiser une famine.

Quel est l’enjeu de cette accusation ?

  1. L’accusation de famine intentionnelle

Le décryptage ci-dessous n’aborde pas la problématique sous l’angle de la politique du gouvernement israélien. L’aspect politique a en Israël des partisans de ceci au lieu de cela, des militants pour cette priorité plutôt que pour celle-là. Les uns, les autres et d’autres encore, manifestent, condamnent ou encouragent, chaque jour avec un cœur brisé par ce qui s’est passé et de ce qui se passe.

Le décryptage a pour but de déconstruire la fabrique d’une représentation : celle de famine intentionnelle. Famine intentionnelle qui justifie la désignation d’Israël comme Etat génocidaire.

Ce que vit la population de Gaza est dramatique. En aucun cas il ne s’agit de nier la détresse, les immenses difficultés, les peurs dont celles d’être abattus par le Hamas en cas de désaccord avec lui, les insécurités que traverse cette population, qui pour une partie vit sous des tentes dans la chaleur de l’été, le froid de l’hiver, et la boue quand il pleut. Pour un certain nombre d’entre eux, ils sont sujets à la malnutrition du fait du peu d’accès aux produits frais, fruits, légumes et viande. Et il existe probablement des poches où sévit une malnutrition aigüe, pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’approvisionner sur le marché noir, malgré l’augmentation significative de l’entrée de l’aide humanitaire.

Ceux qui recherchent l’établissement des faits et non pas un « prêt-à-haïr », ont à mener un travail lent parce que méticuleux et méthodique pour tenter de déconstruire l’adhésion mondialisée à la propagande du Hamas (et ses stratèges en communication iraniens, qataris et ses suppôts occidentaux militants ou passifs).

Cette guerre médiatique, qui a à son service la puissance de feu de la chaîne de télévision Al Jazeera, gave les yeux d’images, sature les oreilles de slogans et calibre les accusations.

Ainsi toutes les photos et vidéos qui sont diffusées en occident sont approuvées par le Hamas avant de nous parvenir, et poursuivent un objectif : mettre Israël au ban des nation, en le nazifiant afin de délégaliser son existence.

Le Hamas fait régner la terreur sur les quelques journalistes qui voudraient encore faire des rapports objectifs.[4]

Parallèlement à la guerre qu’Israël mène contre le Hamas sur le terrain, le Hamas mène une guerre médiatique avec pour objectif de pousser Israël hors du champs de l’humanité en coagulant les opinions mondiales autour de sa propagande.

Le Hamas et ses acolytes ont compris que la saturation des images, la fixation d’un discours sur la famine, la consécration des mots « Israël Etat génocidaire », emporteront la conviction des opinions, emporteront la certitude que ce que le Hamas profère, est le vrai sur le vrai.

Cette conviction gomme la question : pourquoi cet impératif mondialisé d’adhérer à la haine contre Israël fonctionne ?

  • Conséquences juridiques après l’accusation de famine intentionnelle : c’est un génocide

La famine, à la condition qu’elle soit voulue donc organisée dans le but d’entrainer la disparation d’un groupe, est un acte constitutif d’un génocide.

Cette volonté d’affirmer qu’il y a une famine intentionnelle dans le but d’établir qu’Israël commet un génocide est énoncé par plusieurs ONG et en des termes très clairs par Amnesty international.[5]

« |La famine est] le résultat intentionnel de plans et de politiques qu’Israël a conçu et mis en œuvre, au cours des 22 derniers mois, pour infliger délibérément aux Palestiniens de Gaza des conditions de vie calculées pour entraîner leur destruction physique – ce qui fait partie intégrante du génocide en cours d’Israël contre les Palestiniens à Gaza ».

C’est donc dans cet objectif, celui d’inscrire Israël comme un Etat génocidaire, que s’orchestre la propagande du Hamas relayée par des acteurs internationaux.

  1. IV) Quelle objectivité des instances internationales et des ONG qui accusent Israël ?
  1. L’ONU

L’ONU est le reflet des rapports de forces entre pays démocratiques et régimes autoritaires, pays laïcs et états islamistes, et certainement pas une assemblée de sages. Le total des condamnations d’Israël par l’ONU est supérieur à la somme des condamnations de tous les autres pays.

Ce qui permet, à minima, de s’interroger si une telle fièvre obsessionnelle est compatible avec une objectivité.[6]

« En 2022, parmi la majorité non démocratique des pays membres de la Commission de la condition de la femme, siégeaient l’Afghanistan, l’Arabie saoudite, le Pakistan et l’Iran. En 2023, le Conseil des Droits de l’Homme était composé à 70% de pays non-démocratiques, parmi lesquels la Chine, Cuba, l’Algérie, l’Érythrée ou le Kazakhstan. Un biais manifeste de l’ONU à l’encontre d’Israël, pays démocratique en première ligne contre l’offensive islamiste anti-occidentale. Le nombre de résolutions contre Israël surpasse en effet de loin celui concernant chacun des autres pays et est même supérieur au total de toutes les autres condamnations. Selon l’ONG UN Watch, entre 2015 et 2023, l’Assemblée générale a voté 155 résolutions contre Israël tandis que la Chine, Cuba, le Venezuela ou le Zimbabwe par exemple n’est recevaient aucune et que l’Iran était condamné 8 fois, la Russie 24 et les États-Unis 10 fois. Pendant la même période, l’OMS a condamné 10 fois Israël et aucune fois les autres pays. Enfin, entre 2006 et 2023, le conseil des droits de l’Homme qui a même un agenda spécial pour l’observation des violations de Droits de l’Homme en Israël (et pour aucun autre pays), a condamné 108 fois Israël, contre 17 fois la Corée du Nord par exemple.

 L’ONU et le Hamas

  1. La prise de position de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens sur le Hamas n’a suscité aucun désaveu de la part de l’ONU.[7]

 « Le Hamas n’est pas une bande de meurtriers assoiffés de sang ni une milice purement armée.
Le Hamas est un mouvement, une force politique arrivée au pouvoir par des élections dans une organisation très démocratique. Elle fonde des écoles, des institutions publiques et des hôpitaux.
Les gens ne connaissent pas sa véritable nature et répètent de faux récits.
»

  1. L’ONU juge fiable les chiffres que le Hamas diffuse.

Le Hamas et l’ONU ne font pas de différence entre miliciens et civils[8]

« L’opération militaire de Tsahal sur la bande de Gaza a fait au moins 62.192 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza. Le ministère, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU, ne précise pas le nombre de combattants tués.

 L’OMS

L’hostilité de l’OMS envers Israël ne date pas de la guerre actuelle contre le Hamas.[9]

En novembre 2020, l’OMS tenait une assemblée pour discuter de tous les problèmes sanitaires dans le monde, flambée de choléras, variole simiesque… et bien sûr coronavirus. La pandémie, concernait 8 milliards d’êtres humains, toute la planète, pourtant l’OMS prend 4 heures pour fustiger un seul pays géographiquement minuscule, qui « violerait le droit à la santé des palestiniens » et faire condamner ce seul pays. Aucun autre pays n’avait été condamné jusqu’alors par l’OMS.

  1. L’ONG Human Right Watch

L’ONG affirme que des soldats israéliens tirent sur des personnes venant chercher de la nourriture au point de distribution de la GHF[10].

En juillet [2025], Human Rights Watch a mené des entretiens avec 10 personnes qui étaient sur le terrain à Gaza ces derniers mois et qui ont été témoins de violences sur ou à proximité des sites d’aide, ou qui ont soigné les personnes blessées et tuées sur ces sites (…) et parmi ces 10 personnes : six témoins palestiniens d’incidents violents liés aux distributions.

Six témoins palestiniens, sans que l’ONG ne précise sur quels critère le Hamas les a sélectionnés pour être interviewés, emportent la conviction de Human Right Watch sur des tirs de soldats israéliens sur la population.

  1. l’ONG Amnesty international

Le 3 juillet 2025, Amnesty International a interrogé 17 personnes déplacées à l’intérieur du pays (10 femmes et sept hommes), les parents de quatre enfants hospitalisés pour malnutrition aiguë et quatre soignantes dans trois hôpitaux de la ville de Gaza et de Khan Younès en mai et juin 2025. [11]

Amnesty international n’informe pas des critères de sélection par le Hamas des 17 personnes interrogées, qui cependant permettent à l’ONG de conclure à une famine organisée.

Le 18 aout 2025, Amnesty international répète le même narratif :[12]

« Israël mène à Gaza une campagne de famine délibérée, estime Amnesty International. Cette campagne détruit systématiquement la santé, le bien-être et le tissu social à Gaza, écrit l’organisation de défense des droits humains après avoir mené des entretiens avec 19 Palestiniens de Gaza. »

 Nous ne savons toujours pas qui sont ces 19 personnes qui font que cet ONG s’autorise à affirmer qu’Israël est un Etat génocidaire. Sont-ce les mêmes personnes que celles interviewées le mois précédent, les mêmes que celle interviewées par Human Right Watch ?

 

  1. MSF[13]

« Il s’agit d’une famine délibérée, provoquée par les autorités israéliennes.

Amande Bazerolle, responsable des interventions d’urgence de MSF à Gaza. « Tout ce qui restait d’humanité à Gaza a été intentionnellement anéanti par les autorités israéliennes. »

 MSF utilise un vocabulaire militant avec une conviction : il y a une famine organisée, intentionnelle par Israël. S’il y a intentionnalité alors c’est un génocide. MSF poursuit son militantisme en déclarant que les autorités israéliennes ont intentionnellement détruit, non pas des tunnels, non pas des bâtiments qui servent de repères aux terroristes, mais détruit ce qui reste d’humanité.

La certitude de MSF est de l’ordre de la foi, MSF a une croyance ontologique dans l’inhumanité et même dans l’a-humanité d’Israël puisqu’Israël détruit ce qui reste d’humanité.

A partir de cette croyance, le personnel de MSF voit ce qui n’existe pas[14] :

« Un massacre. Le docteur Ghassan Abu Sittah, de Médecins sans frontières, était « en train d’opérer » mardi 17 octobre [2023] lorsqu’une « forte explosion » a retenti dans l’hôpital Ahli-Arab de la ville de Gaza, selon son témoignage publié dans un communiqué de l’ONG. Au moins 200 personnes ont été tuées dans cette frappe »[15]

 

« Nous étions en train d’opérer, à l’hôpital, il y a eu une forte explosion et le plafond de la salle d’opération est tombé. C’est un massacre » Dr Ghassan Abu Sittah, médecin de MSF à Gaza.

 

Qu’en est-il de la réalité ?

En réalité : une roquette du djihad islamique mal calibrée est tombée sur le parking de l’hôpital, l’hôpital lui-même n’avait pas été touché, faisant une dizaine de morts parmi ceux qui se trouvaient sur le parking.[16]

 

  1. Le conseil des droits de l’Homme de l’ONU

Le conseil des droits de l’homme à l’ONU condamne Israël plus que totalité de l’ensemble des autres pays.[17]

« Une résolution [mai 2011] adoptée avec 24 voix pour, 9 contre et 14 absentions, lance une “commission d’enquête internationale indépendante et permanente” chargée d’examiner les atteintes au droit international humanitaire et aux droits de l’homme ayant abouti aux récentes tensions israélo-palestiniennes. »

 

C’est la première fois que le comité des droits de l’homme, soutenu par l’ONU, met sur pied une commission d’enquête avec un mandat sans durée fixée à l’avance. Le mandat d’autres commissions, comme celle sur la Syrie d’Assad (500 000 morts), devait être renouvelé tous les ans.

La situation d’Israël est examinée chaque mois depuis mai 2021, et Israël est systématiquement condamné.

  1. V) Historique de la montée en puissance de l’accusation de génocide jusqu’à
    début juin 2025
  1. Avant le 7 octobre 2023
  • Le Hamas reprend en 2006, dès son arrivée au pouvoir, l’accusation de Génocide contre les gazaouis. Son arrivée au pouvoir s’accompagne de tortures et d’assassinats de milliers de palestiniens opposants ainsi que d’homosexuels.[18]
  • En 2014, l’autorité palestinienne reprend pour son compte l’accusation de génocide contre Israël.[19]

 

 

  1. B) Les semaines qui suivent le 7 octobre 2023

Le 14 octobre 2023, soit une semaine après le 7 octobre, l’Autorité palestinienne, reprend la rhétorique du Hamas et antérieurement la sienne et accuse Israël de commettre un génocide à Gaza.[20]

Cependant, pour que l’accusation de génocide porte son poison, et soit juridiquement recevable, il lui faut un substrat. Ce sera d’affirmer qu’une famine est organisée et voulue par Israël.

Le 2 novembre 2023, soit 3 semaines après les massacres du Hamas, l’ONU reprend les accusations de l’Autorité palestiniennes et du Hamas, en mettant en avant « une bascule catastrophique » dans le manque de nourriture.[21]

« La situation à Gaza a atteint un point de bascule catastrophique », mettant en garde contre le besoin urgent de nourriture, d’eau, de médicaments, de carburant.

 

Et les experts de l’ONU assènent :

« Nous restons convaincus que le peuple palestinien court un grave risque de génocide ».

 

Cette conviction de l’ONU, 3 semaines après le 7 octobre, attend d’être pourvoyée en documentations pour se transmuter en accusations fermes.

  1. C) De janvier à fin mai 2025 contenu du rapport de l’IPC du 12/05/25 (Integrated Food Security Phase Classification) avant le changement de sa méthodologie.
  • Contenu du rapport de l’IPC du 12 mai 2025

L’IPC dont la fonction est de déterminer l’ampleur des situations d’insécurité alimentaire, diffuse un rapport le 12 mai 2025[22][23] :

« About 2.1 million people across the Gaza Strip will likely experience high levels of acute food insecurity, classified in IPC Phase 3 or above between May and September 2025. In a scenario of a protracted and large-scale military operation and continuation of the humanitarian and commercial blockade. Nearly 71,000 annual cases of acute malnutrition among children aged 6 to 59 months, including14,100 severe cases, are expected to occur between April 2025 and March 2026.”

Donc d’après le rapport du 12 mai 2025, si l’aide alimentaire ne rentre pas :[24]

  • 2,1 millions de personnes connaitraient probablement une situation d’insécurité alimentaire de phase 3 ou plus (la famine est notée 5) entre mai et septembre 2025.
  • 14,100 enfants souffriront de malnutrition sévère entre avril 2025 et mars 2026.

Ce scénario fait des projections jusqu’en mars 2026.

Deux déclarations de certains représentant de l’ONU vont dans ce sens :

« En mai dernier, les Nations unies avaient alerté sur le fait que plus de 14 000 bébés mourraient de malnutrition en 48 heures si Israël continuait d’empêcher l’aide d’entrer à Gaza.(Le 19 mai 2025, après onze semaines de blocus total, Israël a autorisé l’entrée d’une aide limitée à Gaza. NDLD). »

Après que ce chiffre a été largement diffusé, ce calendrier a été reconsidéré.

« En effet, un porte-parole de l’ONU a apporté une clarification et indiqué que cette projection concernait les onze mois à venir ». Ainsi, d’avril 2025 à mars 2026, on s’attend à 71 000 cas de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans, dont 14 100 cas graves.

L’interview d’une responsable de l’ONU le 23 mai 2025 contactée par France Info, confirme cette rectification et déclare qu’il pourrait y avoir une famine, c’est une projection, qu’il y aurait [c’est un conditionnel] entre avril 2025 et mars 2026, 14 100 enfants souffrant de malnutrition sévère … si l’aide humanitaire ne rentre pas.[25]

« Contacté par France Info, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a précisé que ce chiffre était tiré d’un récent rapport de l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC), publié le 12 mai. Ce document évalue le nombre de malnutritions aiguës sévères chez les enfants de six mois à 5 ans à 14 100 cas dans la bande de Gaza, entre avril 2025 et mars 2026. »

Ce rapport n’affirme pas des faits mais fait l’hypothèse de scénarii sur un an, soumis à la condition que l’aide alimentaire ne rentre pas à Gaza.

  • Ce rapport met en évidence des rapports de force au sein de l’ONU

L’ONU est traversée par des rapports de forces. D’autres acteurs veulent qu’une famine soit déclarée rapidement, en oblitérant que le rapport du 12 mai 2025 n’établit pas des faits mais des projections, si l’aide alimentaire ne rentre pas. [26]

 

« C’est la seule zone délimitée, un pays ou un territoire défini à l’intérieur d’un pays, où la totalité de la population est menacée de famine : 100% de la population est menacée », déclare le porte-parole de l’OCHA 15 jours après la parution du rapport de l’IPC du 12 mai 2025.

Ces parties prenantes peuvent compter sur un grand nombre de journaux occidentaux comme l’interprétation du journal le Monde du rapport de l’IPC du 12 mai 2025 :

« Dernière évaluation du risque de famine à Gaza, publiée lundi 12 mai. Après dix-neuf mois de conflit, c’est l’intégralité de la population gazaouie, soit environ 2,1 millions de personnes, qui font face à un risque critique de famine. »[27]

 

Le journal le Monde n’informe pas ses lecteurs que ces chiffres sont des projections jusqu’en mars 2026 si l’aide alimentaire ne rentre pas, et remplace insécurité alimentaire par famine.

 

 

  1. VI) Tournant dans la stratégie d’accusation d’Israël après le 30 mai 2025

Plusieurs points interrogent.

  1. Refus du cessez le feu par le Hamas le 30 mai 2025[28]

Le 30 mai 2025, Israël accepte un cessez le feu. Le Hamas le refuse et refuse ainsi une plus grande facilité à acheminer l’aide humanitaire.

  • Diffusion par le Hamas de photos de personnes tendant des casseroles

Le Hamas, dans le même temps où il rejette le cessez le feu, fait diffuser ces photos qui envahissent les rédactions. Quelques-unes ont un champ plus élargi, on constate alors le peu de personnes (une vingtaine) qui tendent des casseroles.[29]

Après son refus du cessez le feu, le Hamas publie à un rythme de plus en plus soutenu, des chiffres de morts de malnutrition.

Le 27/07/25 (article du Monde) selon l’OMS, qui reprend les chiffres du Hamas :

«Sur les 74 décès liés à la malnutrition recensés depuis le début de l’année, 63 ont eu lieu en juillet»

De janvier 2025 à juin 2025, le Hamas annonce 2 décès par mois. Puis 2 à 3 décès par jours en juillet, puis 6 par jours fin juillet. Six [enfants] ces vingt-quatre dernières heures, a fait savoir le ministère de la santé de l’enclave. Puis 10 décès par jours en août.

Pour appuyer ses chiffres invérifiables, le Hamas fait publier des photos d’enfants squelettiques.

Ces clichés exposent dans une mise en scène savamment esthétique, des petits atteints de graves maladies. Ces clichés sont imprimés dans les journaux sans vérification du dossier médical.[30]

Le New York Times après avoir publié une de ces photos a reconnu que l’enfant souffrait d’une grave maladie. Le Mirror a exposé la photo d’un petit garçon souffrant du syndrome de Fanconi.

Une jeune fille gazaoui très maigre accueillie en Italie est morte d’une leucémie en phase terminale.

La pudeur, qui ne fait plus limite, aurait demandé que ces enfants ne soient pas exposés, dans leur nudité, à la voracité des regards. La déontologie des médias aurait demandé des vérifications.

Or, en contradiction avec la propagande du Hamas, l’aide alimentaire a augmenté de façon significative en juillet puis en août (mais le problème des pillages des camions par des groupes armés continue).

Noor Alyacoubi depuis Gaza : La nourriture est de retour. Il y a du mouvement, de la couleur et, surtout, du soulagement.[31]

La PAM (programme alimentaire mondiale) confirme qu’en moyenne, début aout, 74 camions dépendant de son organisation entrent à Gaza.[32]

« Au 7 août, soit 11 jours après l’annonce de « pauses humanitaires » à Gaza, les équipes du PAM ont pu acheminer plus de 10 400 tonnes de denrées alimentaires à l’intérieur de la bande de Gaza à l’aide de plus de 800 camions. Les convois du PAM acheminant l’aide alimentaire à l’intérieur de Gaza comptent en moyenne 74 camions par jour ».

  • Introduction des termes « défense civile »

Pour rendre sa propagande plus attrayante pour les médias occidentaux, à partir de fin mai, le Hamas ne met plus en avant son ministère de la santé mais le porte-parole de « la défense civile. »

Bonne trouvaille car dans « défense civile » il y a défense, comme si le Hamas défendait les gazaouis. A contrario, il maximalise le nombre de civils tués car plus il y a de victimes plus la détestation d’Israël grandit. Le mot « défense » comme si le Hamas n’était pas celui qui avait attaqué Israël, et qui veut poursuivre cette guerre en ne rendant pas les otages.

Et dans « défense civile » il y a « civile », mot qui endort les doutes sur ses inféodations au Hamas.

Les journaux relaient sans s’interroger sur les preuves des informations, les propos du porte-parole de la « défense civile ».[33]

« Selon le porte-parole de la défense civile, des bombardements avant l’aube et tôt le matin ont coûté la vie à dix Palestiniens, dont des femmes et des enfants, dans la ville de Gaza, vingt autres personnes ont été tuées dans le camp de réfugiés de Nousseirat, au centre de l’enclave, dix ont trouvé la mort dans la matinée près d’un point de distribution d’eau potable du même camp et trois autres ont péri dans un raid contre le camp de déplacés d’Al-Mawassi, dans le Sud. »

 

Le porte-parole de « la défense civile » ne peut pas avoir été témoin de morts, dans le même laps de temps, à Gaza ville plus au nord, dans le centre et dans le sud de Gaza. Aussi d’où tient-il ses informations ? On ne le saura pas.

Les agences d’informations occidentales relaient automatiquement ce que dit ce porte-parole.

Parfois, des journalistes vérifient les dires du porte-parole de « la défense civile », et constent des propos mensongers :[34]

Le 17 juin 2025 : « Selon le porte-parole de la Défense civile du territoire palestinien, Mahmoud Bassal, ces Gazaouis ont été tués alors que des milliers d’entre eux s’étaient rassemblés dans la matinée pour recevoir de la farine près d’un centre d’aide de l’ONG World Central Kitchen. »

 

Or fait très rare et qu’il faut saluer, le journal Libération après une enquête menée sur les dires de Mahmoud Bassal, a établi que ce qu’il disait est faux : Il n’y avait pas eu de tirs près de ce centre de distribution de nourriture.

« Mise à jour à 15 h 40 l’attaque a eu lieu en marge d’un acheminement d’aide humanitaire par camions et non près d’un centre de la fondation GHF et à 16 h 15 avec l’étude des points GPS par «CheckNews». »

 

Autre exemple d’approximation, voire l’invention des propos du porte-parole :

Selon Libération qui s’informe auprès de la « défense civile » le 30 juin 2025, « Les secouristes gazaouis ont fait état lundi soir de 24 morts dans un café internet de Gaza-ville »,[35]

Selon le Monde, qui s’informe auprès de la direction de l’hôpital Af Shifa dans ce même café internet, il y aurait eu « Lundi 30 juin, le café Al-Baqa, situé sur le bord de mer de la ville de Gaza, a volé en éclats. L’attaque a fait 42 morts et 72 blessés selon la direction de l’hôpital Al-Shifa, jointe par Le Monde. »[36]

Y a-t-il eu 24 morts ou 42 morts, les médias occidentaux relaient sans vérifications les dires de leurs sources. Peut-être n’y a-t-il eu aucune victime civile mais des terroristes ainsi que le déclare l’armée? Nous ne savons pas.

Ce que l’on sait, est que si Israël avait voulu faire un carnage, cela aurait été tragiquement possible, la plage sur laquelle donne le café étant bondée[37]

Voir la vidéo du Nouvel Obs[38]

  1. Contexte du changement de méthodologie de l’IPC

Le gouvernement israélien poursuit 2 objectifs : faire revenir tous les otages et démanteler le Hamas.

Toutes les chancelleries occidentales et la majorité des pays arabes veulent, tout comme Israël que le Hamas soit démantelé.[39]

« Le Hamas va-t-il rendre les armes ? C’est en tout cas ce qu’espèrent de nombreux acteurs. L’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte et 14 autres pays ont appelé ce mardi 29 juillet le mouvement islamiste palestinien à remettre ses armes à l’Autorité palestinienne ».

Juillet 2025, le gouvernement israélien dit qu’il va entrer dans Gaza ville pour démanteler les milices du Hamas qui s’y sont rassemblées.

Juillet 2025, l’IPC change sa méthodologie.

VII)  Juillet 2025 changement de méthodologie de l’IPC

Voilà comment l’UNICEF résume le travail de l’IPC :[40]

« Le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) est une initiative innovante regroupant 21 partenaires, parmi lesquels des organismes des Nations Unies et des ONG internationales. En utilisant la classification et l’approche analytique de l’IPC, les gouvernements, les organismes des Nations Unies, les ONG, la société civile et d’autres acteurs concernés travaillent ensemble (…) selon des normes scientifiques internationalement reconnues ».

 

Les points ci-dessous mettent en évidence que le rapport de l’IPC du 20 aout 2025 qui sert d’étayage à la déclaration de famine, contrefait ses propres standards :

 

 

 

  1. L’IPC devrait travailler selon des standards scientifiques
  • La mesure MUAC

Généralement, et pour l’ensemble des situations dans le monde, l’IPC prenait comme l’un des 3 critères permettant d’affirmer qu’il y une famine, le critère suivant : « 30% d’enfants doivent être déclarés malnutris en tenant compte du rapport poids taille, rapport reconnu comme une norme scientifique ».

L’IPC privilégie la mesure MUAC (Mid-Upper Arm Circonférence). Or la seule mesure de la circonférence du bras n’est pas un critère fiable. Avec ce mode d’évaluation 15% d’enfants diagnostiqués malnutris et non plus 30%, déterminent l’un des critères de famine.

  • Le pourcentage de personnes malnutris doit se calculer sur l’ensemble de la population[41]

« 25% des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière dans les installations de MSF à Gaza souffrait de malnutrition. » Un quart des femmes enceintes et allaitantes qui se rendent dans les cliniques de MSF souffrent de malnutrition.

Par définition une personne qui se rend à l’hôpital est souffrante. Cela ne nous renseigne pas sur le pourcentage de femmes enceintes et allaitantes qui souffrent de malnutrition sur l’ensemble des femmes enceintes et allaitantes.

L’OCHA (son directeur est directement nommé par Antonio Guterres) fonde son accusation contre Israël sur un biais dans le raisonnement (titre sur son site d’information le 25 juillet 2025) :[42]

« Un quart des enfants et des femmes enceintes souffrent de malnutrition alors qu’Israël continue d’utiliser la faim comme arme de guerre. »

Ce n’est pas un quart des femmes enceintes qui souffrent de malnutrition, mais un quart des femmes qui se rendent à l’hôpital tel que le rapporte MSF. L’OCHA utilise ce faux pourcentage pour ancrer son positionnement idéologique : Israël commet un génocide en utilisant la faim comme arme de guerre.

  1. Les gouvernements et les ONG devraient travailler ensemble

Pour l’élaboration du rapport du 20 août 2025, qui va entraîner la déclaration de famine, Israël est écarté du processus d’analyse. Intégralité de l’article en annexe[43]

Le 30 juillet 2025, la revue Science détaille le nouveau protocole de l’IPC :

 

« Pour la prochaine évaluation de Gaza, l’IPC [celle de mi- août 2025 qui permet d’affirmer qu’il y a une famine] prévoit d’utiliser une nouvelle méthodologie appelée “évaluation pilotée à l’échelle mondiale”, qui permet d’éviter de collaborer avec les gouvernements récalcitrants ».

  1. Les données recueillies devraient être fiables

 

« L’expert Alex de Waal, directeur de la World Peace Foundation at Tufts University, souligne que la présence de l’ONU à Gaza est limitée et que les enquêtes téléphoniques utilisées par l’IPC sont peu fiables dans ces conditions chaotiques. »

 

Les données recueillies par les experts de l’IPC le sont par téléphone, de façon chaotique donc non rigoureuse ni scientifique.

  1. L’IPC devrait avoir une approche analytique, donc vérifiable

« L’évaluation s’appuiera sur les informations fournies par des partenaires sur le terrain, mais sera menée depuis l’extérieur de Gaza sans intervention gouvernementale. »

Nous ne savons pas qui sont ceux qui font remonter les données, « défense civile », ministère de la santé du Hamas ?

  1. Cette nouvelle méthodologie a un objectif : déclarer la famine

« L’objectif est de parvenir ainsi plus facilement et rapidement à un consensus entre experts ».

L’objectif du non-respect de la méthode scientifique et de ses propres standards est de parvenir facilement et rapidement à un consensus entre experts. Ces experts sont ceux de l’ONU, l’ONU qui est convaincue depuis octobre 2023 qu’il y a un génocide.

Israël est donc accusé d’organiser une famine sur des propos téléphonés dans des conditions chaotiques par des partenaires anonymes à des experts convaincus du génocide qui le relaient à l’ONU qui condamnent depuis des décennies Israël plus que tous les autres pays.

 

Le rapport de l’IPC du 20 aout 2025 conclut :
« Israël pourrait mettre un terme à une déshumanisation accrue des conditions de vie en permettant à l’ONU et à ses partenaires de fournir l’ensemble de l’assistance et des services essentiels ».

En langage décodé, il faut que la GHF (Gaza Humanitarian Fondation) cesse ses fonctions et que l’ONU soit la seule aux commandes de la distribution de l’aide alimentaire.

Le rapport de l’IPC du 20 aout 2025 permet :

  • A l’ONU de déclarer l’état de famine

La déclaration de l’ONU est faite dans des termes réfléchis et choisis « c’est un échec pour l’humanité ». Ainsi selon le secrétaire général de l’ONU, il y a d’un côté l’humanité, toute l’humanité mise en échec par, de l’autre côté, une puissance qui ne peut être qu’inhumaine. Rappelons que sur une mappemonde classique Israël a la taille d’une tête d’épingle.

  • De conforter l’intransigeance de l’ONU

L’ONU veut la fin de la GHF et être la seule à distribuer l’aide alimentaire.

  • D’utiliser la déclaration de famine

Pour que la communauté internationale fasse pression sur Israël qui veut poursuivre l’affaiblissement du Hamas dans Gaza ville où se sont installées plusieurs de ses milices..

 

 

&&/ Sur le terrain : L’entrée de l’aide alimentaire depuis le 19 mai 2025

Du 15 janvier au 18 mars 2025, il y a eu un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Durent ces 60 jours, l’aide alimentaire est abondement entrée.

Avant la fin des 60 jours de trêve, et selon la feuille de route adoptée, le Hamas devait donner des renseignements sur les otages, leur état de santé et fournir un calendrier pour leur libération. Le Hamas ne se conformant pas à cette clause, Israël a repris la guerre contre l’organisation terroriste ainsi que le stipulait l’accord de trêve en cas de manquement du Hamas à ses engagements.

Israël a alors décidé d’un blocus sur l’entrée de l’aide humanitaire, pour tenter de faire pression sur le Hamas en le coupant d’une source importante de ses revenus consistant à voler l’aide alimentaire des ONG et à la revendre à prix élevés. Cette tentative de pression avait pour but d’obliger le Hamas à rendre les otages et ainsi de mettre fin à cette guerre cauchemardesque.

Le blocus de l’aide alimentaire a duré 58 jours, de la reprise de la guerre jusqu’au 19 mai 2025.[44]

« L’aide stockée pendant la trêve a permis de nous en sortir pendant ces mois, et aussi d’aider plusieurs familles musulmanes qui vivaient dans le quartier où se trouve la paroisse. Après le blocus de l’aide humanitaire décrété par Israël, rien n’est arrivé et nous avons été contraints de garder les denrées restantes pour nous seuls et de les rationner ».

Ce blocus n’a pas conduit à la famine mais à des rationnements, a généré une insécurité alimentaire, et surement beaucoup angoisses. Cette guerre imposée à Israël implique tant de malheurs.

Pendant ce temps du blocus dans le but d’affaiblir les finances du Hamas, Israël réfléchit à trouver une solution au problème suivant : comment apporter l’aide à la population sans que le Hamas ne la détourne ? Avec quels partenaires sur le terrain tenir ces 2 bouts du problème ?

  1. La problématique du ramassage des palettes entreposées à Gaza après le point de passage avec l’Egypte.

L’ONU ne collecte qu’une partie de l’aide alimentaire depuis la mise en place de la GHF.

  1. A) Les ONG affiliées à l’ONU freinent leurs opérations de collectes

Israël demande à connaître les noms des partenaires palestiniens sur le terrain qui véhiculent, stockent et distribuent la nourriture pour exclure les militants engagés auprès du Hamas. Des membres de l’UNRAW, avait participé au massacre du 7 octobre. Or les ONG refusent de communiquer ses noms.

Ces ONG préfèrent « devoir cesser leurs opérations humanitaires ».[45]

Ces organisations “appellent les autorités israéliennes à abroger l’exigence introduite le 9 mars obligeant les ONG à partager des informations personnelles sensibles sur leurs employés palestiniens, sous peine de devoir cesser leurs opérations humanitaires dans la bande de Gaza.

 

 

 

  1. Refus de l’ONU d’utiliser les routes sécurisées par l’armée[46]

« Jeudi [le 29/05/2025] l’ONU et ses partenaires n’ont pu collecter que cinq camions du côté palestinien de Kerem Shalom et 60 autres camions ont dû retourner au point de passage en raison des hostilités dans la zone, a indiqué Stéphane Dujarric, alors qu’Israël accuse l’ONU de ne pas venir récupérer l’aide disponible. Ce n’était plus sûr d’utiliser la route que l’armée israélienne avait autorisé à prendre, a-t-il noté ».

L’ONU a demandé aux camions de faire demi-tour alors qu’Israël sécurise le trajet. En clair sur une seule journée l’ONU a refusé de faire entrer 60 camions X 30 tonnes = 1 300 tonnes de nourritures.

  1. Refus de l’ONU d’utiliser les routes non sécurisées[47]

« Depuis la semaine dernière, [28/05/2025] environ 900 camions ont été soumis à l’accord d’Israël, 800 ont été approuvés mais seulement 500 ont pu être déchargés côté israélien de Kerem Shalom et encore moins ont pu passer côté palestinien, où nous et nos partenaires avons pu collecter un peu plus de 200 d’entre eux, freinés par l’insécurité et un accès restreint », a déclaré Stéphane Dujarric.

A un jour d’intervalle, le porte-parole de l’ONU dit qu’il ne veut pas que les camions empruntent les routes sécurisées par Tsahal PUIS qu’il ne veut que les camions empruntent les routes non sécurisées.

  1. Invocation de principes humanitaires qui priment sur la vie des gazaouis[48]

« Nous ne renoncerons pas à nos principes. Nous ne participerons pas à des opérations qui ne respectent pas nos principes humanitaires “.

L’ONU a donc des “principes humanitaires” qui l’autorise à ne pas condamner le pillage du Hamas, des principes qui lui font injonction de ne pas s’entraider avec la GHF, et des principes qui rejettent toujours la faute sur Israël.

L’intransigeance de l’ONU l’empêche de discuter avec Israël et d’essayer de trouver un modus vivendi, alors que le PAM a échangé avec Israël pour améliorer le sort des gazaouis.[49]

  1. La problématique de la distribution de l’aide alimentaire

 

  1. Les camions sous la responsabilité de l’ONU sont pillés

Chiffres de l’ONU sur le pillage des camions essentiellement par le Hamas.

Tableau de l’ONU : https://app.un2720.org/tracking

Selon ses propres chiffres entre le 21 mai 2025 et le 22 juillet 2025, 2134 camions sont entrés (soit une moyenne de 70 camions par jour) et seulement 260 sont arrivés à destination, les autres étant pillés.

90% des camions qui entrent sous la responsabilité de l’ONU sont pillés en grande partie par le Hamas donc la population ne reçoit que 10% (260 camions sur 2134).

  1. Chiffres de l’ONU sur le nombre de camions nécessaires pour les besoins de la population

Selon les chiffres de l’ONU, 2 000 tonnes d’aide alimentaire par jour sont nécessaires.[50]

« La moitié des 2.000 tonnes de denrées alimentaires nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins humanitaires de base en matière d’aide alimentaire a pu entrer à Gaza. »

Un camion transportant entre 20 et 25 tonnes, prenons une moyenne de 22 tonnes, il faudrait, selon l’ONU, 90 camions par jour pour couvrir les besoins de base de la population si les camions n’étaient pas pillés.

  1. La solution de l’ONU pour que 90 camions puissent atteindre la population malgré les pillages[51]

Il faudrait faire rentrer les camions en masse, 600 par jour voire plus. Cette aide gigantesque devrait s’accompagner d’un contrôle très allégé du contenu des camions et échapper totalement au contrôle de l’armée au moment de la distribution.

Les pillages du Hamas continueraient (pourquoi arrêteraient-ils ?). Mais sur l’énorme quantité de camions, l’ONU compterait en préserver une quantité nécessaire à la population.

On comprend pourquoi le Hamas veut que ce soit l’ONU (et l’UNRAW) qui s’occupent de l’aide alimentaire.

  • Ce qu’Israël a mis en place pour aider la population civile tout en voulant éviter que le Hamas n’en tire profit
  1. L’ouverture, depuis le 27 juillet 2025, de pauses humanitaires de 10h à 20h

Ouverture chaque jour, dans des zones au sud, au centre, au nord de Gaza pour faciliter le convoyage des camions.[52]

  1. B) Les largages de centaines de tonnes de nourritures par les airs
  1. C) La coordination avec le PAM[53]

 

« La directrice exécutive a rencontré le premier ministre, le chef d’état-major, le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires. Au cours de ces discussions, elle s’est félicitée de la coordination en cours pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza aux population civiles, elle a souligné qu’il est urgent d’accroître l’aide alimentaire à atteindre les plus vulnérables et à affirmer l’importance d’un accès sûr et durable pour atteindre les plus vulnérables ».

 

 

 

  1. La GHF[54]

L’ONU évoque une moyenne de 70 camions par jour qui rentrent.

« L’Egypte évoque plutôt 130 à 150 camions, parfois 200 »

Cette différence de chiffres selon l’ONU et selon les autorités égyptiennes sur le nombre de camions rentrés tient au fait que l’ONU ne comptabilise pas les camions pour la GHF.

Les chiffres d’Israël qui comptabilisent tous les camions qui entrent, (qu’ils soient pour les ONG et ONU et pour la GHF) correspondent aux chiffres des autorités égyptiennes[55].

« Israël affirme qu’un nombre beaucoup plus élevé de camions – 737 – sont entrés à Gaza via les deux principaux points de passage de Kerem Shalom et Zikim entre le 31 juillet et le 4 août. Le document précise : « Israël inclut les opérations commerciales et celles du GHF dans son décompte quotidien des camions. »

 

  1. La Gaza Humanitarian Fondation GHF

Pour éviter que le Hamas ne s’empare de l’aide, Israël et les USA ont mis en place un système, qui surveille l’acheminement des camions et encadre la distribution. Le convoyage des camions est sécurisé par des entreprises privées ce qui empêche le Hamas de voler la nourriture.

Les débuts ont été désordonnés, et complexifiés du fait du rejet de l’ONU et des ONG.

Fin aout 2025, la GHF distribue entre 1 million à 1 million et demi de repas par jours. Depuis son lancement en mai 2025, jusqu’au 25 août elle a distribué 132 millions de repas.

Cependant ce nombre de repas par jour n’est pas suffisant pour assurer 2 repas par jours à plus de 2 millions de personnes.

Aussi la GHF a plusieurs fois proposé aux ONG et à l’ONU de travailler en concertation.

  1. La GHF : la volonté d’une entre aide avec l’ONU[56]

 

« La GHF, (…) dit être prête à collaborer avec d’autres organisations humanitaires pour atteindre ceux qui en ont le plus besoin ».[57]

 

La fondation GHF, un organisme privé qui met en œuvre ce système depuis mai, a souligné mercredi [5 août 2025] qu’elle n’a “jamais été conçue pour remplacer l’ONU”.

 

“C’était leur choix [celui des ONG] d’abandonner lorsque les choses devenaient difficiles. Nous sommes heureux qu’ils soient de nouveau opérationnels, mais les pillages généralisés de leurs convois persistent”, a affirmé la GHF, se disant prête “à les aider de toutes les manières possibles”.

 

 

 

  1. B) Refus de l’ONU et ONG : Quels arguments ?[58]

L’ONU mandate un groupe d’experts afin qu’ils trouvent des arguments pour expliquer son rejet de la GHF« Un groupe exceptionnellement important d’experts mandatés par l’ONU a exprimé de graves préoccupations concernant les activités de la GHF. »[59]

« L’ONU et des ONG humanitaires refusent de travailler avec cette organisation soutenue par Washington et Israël, au financement opaque, à cause de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité. »

 

  • Manque de neutralité

Il n’est pas dissimulé que des sociétés paramilitaires sécurisent les convois (les camions sont rarement pillés donc l’aide arrive à la population) et les lieux de distributions.

Est-que la non-protection des camions voulue par l’ONU contre les pillages du Hamas est une marque de neutralité ?

  • Le manque d’efficacité de l’ONU versus l’efficacité de la GHF

« La crédibilité et l’efficacité de l’aide humanitaire doivent être rétablies en démantelant la GHF, en la tenant responsable, ainsi que ses dirigeants, et en permettant aux acteurs humanitaires expérimentés de l’ONU de reprendre les rênes de la gestion et de la distribution de l’aide ».

En clair, l’efficacité de la GHF fait de l’ombre à l’efficacité de l’ONU dont 90% des convois sont pillés. Pour rétablir sa crédibilité, l’ONU exige le démantèlement de la GHF. En attendant, l’ONU fonctionne à minima.

  • Distribuer de la nourriture sans qu’elle soit interceptée par le Hamas, n’est pas pour l’ONU, une réponse humanitaire.[60]

« Ce n’est pas une réponse humanitaire. Dans un communiqué publié ce mardi 1er juillet et signé par 169 ONG, les acteurs de l’action humanitaire dans la bande de Gaza réitèrent leurs attaques contre GHF.

 

Les signataires du communiqué réclament en urgence la fin du système d’aide basé sur la GHF et le rétablissement d’un mécanisme de coordination unifié, dirigé par les Nations unies, fondé sur le droit humanitaire »

 

  • Les soldats tirent sur ceux qui viennent se ravitailler

 

 

  1. L’accusation de tirs de soldats sur des civils au point de ravitaillement
  1. Qui accuse Israël ?
  • Le comité des droits de l’Homme de l’ONU

Le comité des droits de l’homme à l’ONU condamne Israël plus que totalité de l’ensemble des autres pays, depuis de très nombreuses années (voir chapitre IV F). Ce comité a lancé une enquête sur les tirs, considérant en pré-acquis, qu’il s’agit de tirs de soldats.[61]

« Nous devons comprendre quel est le motif pour lequel des personnes qui viennent chercher de l’aide humanitaire auprès de cette fondation sont tuées », a expliqué la Sud-Africaine, qui fut présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda, juge à la Cour pénale internationale (CPI) et Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme.

 

« Il s’avère, comme nous le voyons tous les jours, que les gens qui vont dans ces centres sont tués alors qu’ils cherchent de la nourriture », a déclaré la présidente de cette commission internationale d’enquête des Nations unies, Navi Pillay, en conférence de presse à Genève.

 

L’enquête part d’une certitude : les soldats tirent sur la foule. Donc le verdict est connu avant toute recherche de vérité. La personne en charge de cette enquête Navy Pillay est résolument anti-israélienne depuis des décennies. [62]

Après la mascarade de l’enquête sur les tirs des soldats, Navy Pillay a été chargée d’une autre enquête qui a conclu à un génocide le 17 septembre 2025. Aucun journaliste n’interroge “l’indépendance” de ces “experts”, alors que l’ONU recycle les mêmes “experts” qui aboutissent toujours aux mêmes conclusions.[63]

Quelle est la preuve que les soldats tirent sur la foule ? C’est la conviction que les soldats tirent sur la foule.

  • « La défense civile » c’est-à-dire le Hamas[64]

 

Selon la Défense civile, contrôlée par le Hamas, des soldats israéliens ont ouvert le feu samedi sur des Palestiniens venu chercher de la nourriture dans des centre de distribution de nourriture géré par une société américaine soutenue par Israël dans le sud de la bande de Gaza. Au moins 26 Palestiniens ont été tués des responsables sanitaires locaux.

 

Ce dictat informationnel est repris par les médias internationaux sans qu’ils s’étonnent de la contradiction entre le fait qu’Israël veut promouvoir la GHF et le fait de tirer sur la foule et donc de discréditer la GHF.

  • Reprise de la propagande sur des tirs de soldats, par les médias internationaux

Par exemple le journal le Monde fait une vidéo explicative des tirs des soldats.[65]

Quelles preuves apporte le journal sur des tirs de soldats sur la foule ?

– Le narratif de la défense civile.

– Des tirs entendus dans la vidéo que le journal a authentifiés par une analyse audio comme venant du sud-ouest où se trouvent des positions israéliennes. Rien de plus précis.

– Un médecin qui était à l’hôpital et pas sur le lieu des tirs mais qui jure que les soldats ont tiré sur la foule au point même de distribution.

Le journaliste du monde présente les dires de ce médecin comme une preuve alors que ce même journaliste dit (à 2mn15 de la vidéo) que l’impact des tirs a eu lieu à un kilomètre du centre de distribution.

  1. B) L’Autorité Palestinienne désigne le Hamas comme responsable des tirs

Pour l’autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas, c’est le Hamas qui tire sur la foule.[66]

  1. C) Qui a intérêt à discréditer la GHF ?

La GHF empêche le Hamas de détourner l’aide alimentaire.

  • Le Hamas positionne le démantèlement de la GHF comme point central de sa tactique

Le Hamas veut tellement que soit démantelé la GHF et que la distribution de l’aide soit confiée à l’ONU, que cette exigence est un des points d’achoppement dans les discussions pour un cessez le feu.[67]

« Une autre source proche des échanges [pour les discussions en vue d’un cessez le feu] a expliqué à l’AFP que l’un des points de blocage reste « le mécanisme (de distribution) d’aide » en place dans le territoire palestinien et principalement géré par la Fondation humanitaire pour Gaza (GHF). »

 

Déclaration du Hamas pour discréditer la GHF et soutenir l’ONU :

« L’invasion du centre par des milliers d’affamés prouve que les efforts d’Israël pour distribuer de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza en contournant les Nations unies ont lamentablement échoué, a estimé de son côté le bureau de presse du gouvernement du Hamas à Gaza»

 

2) Le Hamas exécute ceux qui travaillent et soutiennent la GHF[68]

 

« La Fondation humanitaire de Gaza (GHF) a affirmé jeudi qu’un bus rempli de son personnel palestinien avait été attaqué par le Hamas à 22 heures, heure locale, mercredi, avec au moins cinq morts ».

Le Hamas n’a pas commenté les affirmations du GHF, mais a déclaré avoir tué 12 membres du groupe d’Abu Shabab, [qui soutiennent la GHF] après les avoir détenus du jour au lendemain. Ces derniers jours, des affrontements sanglants ont été de plus en plus nombreux entre le Hamas et les milices dirigés par Yasser abu Shabab.

Selon des informations émanant de Khan Younis, dans le sud de Gaza, des membres d’Abu Shabab auraient été exécutés publiquement pendant la nuit dans la ville. »

Annexe : Revue Science, sur la nouvelle méthodologie de l’IPC

 

Is Gaza’s hunger crisis officially a famine? Israel makes it hard to tell

International food security body issues rare alert about “worst-case scenario” unfolding

  • 30 Jul 2025

A Palestinian girl suffering from malnutrition in Gaza City is measured while receiving treatment at a hospital on 22 July 2025.Majdi Fathi/NurPhoto via AP.

For weeks, U.N. agencies and nongovernmental organizations (NGOs) have issued alarming statistics about horrific food shortages and malnutrition in Gaza. News media have shown heart-wrenching photos of crying children clamoring for something to eat, and others emaciated and at the brink of death.

Yesterday, the international authority on food insecurity spoke out about the crisis in dramatic words as well. In an alert, the Integrated Food Security Phase Classification partnership (IPC) said, “The worst-case scenario of Famine is currently playing out in the Gaza Strip.” It called for an immediate ceasefire and “unimpeded, large-scale, life-saving humanitarian response.”

Yet the group stopped short, for now, of officially calling the situation a famine, the worst of five stages of food insecurity in its classification system. It could do so after a full-blown assessment expected to begin in a week or two.

IPC, a technical organization often operating amid violent conflicts, is stuck between a rock and a hard place. It was founded to help make assessments of food crises more evidence based, and it has strict criteria that must be met to declare that an area is “in Famine.” Its classifications typically come with an extensive, data-driven analysis.

But Israel, which denies there is mass starvation in Gaza, “has made it increasingly difficult to gather the data needed to show the true depths of hunger,” says food security expert Alex de Waal, director of the World Peace Foundation at Tufts University. He notes that the U.N. presence in Gaza is limited, and telephone surveys that IPC used for its last analysis are unreliable in the chaotic conditions.

Yet for IPC to stay mum while the crisis deepens was not an option either, experts say—hence its alert. “They came as close as they could” to saying famine is occurring, says one person familiar with IPC who asked not to be named so they could speak freely about a politically sensitive process. “Only the food security experts’ caution over how to interpret huge gaps in data is holding them back from using the F-word,” de Waal adds.

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For the partnership to classify an area as “in Famine,” three conditions must be met: At least 20% of households suffer from an extreme lack of food, at least 30% of children are severely malnourished, and at least two people per 10,000 are dying each day from outright starvation or malnutrition and disease. IPC can’t say that for sure about all of Gaza at this point. But it does say the “latest data” indicate the first condition has been met in “most of the Gaza Strip” and the second one in Gaza City.

“People’s access to food across Gaza is now alarmingly erratic and extremely perilous,” the report says. “Over 20,000 children have been admitted for treatment for acute malnutrition between April and mid-July, with more than 3000 severely malnourished.” Hospitals have reported a rapid increase in hunger-related deaths among children.

IPC’s assessments, considered the definitive word on acute food crises, are typically done by a technical working group in the country that includes analysts from its 25 or so partners, such as U.N. agencies, NGOs, and donors. They are led by the government of the affected country. An IPC conclusion that famine is occurring can spur an outpouring of humanitarian aid to an afflicted region.

But this ostensibly scientific process is often derailed by politics. “Government leadership of the process often led to reports being manipulated or quashed,” says another source close to IPC who asked not to be identified. In June 2024, for example, IPC assessed that 755,000 people in 10 states in Sudan were facing famine conditions, and that there was a risk of famine in 14 other areas. The Sudanese government denied the report and withdrew from the IPC process.

Israel has long pushed back hard at the notion that Gaza’s population is starving. In December 2024, the U.S.-funded Famine Early Warning Systems Network (FEWS NET) warned of imminent famine conditions in northern Gaza, then retracted the report. Officials in former President Joe Biden’s administration told Associated Press they had requested the retraction after Israel’s ambassador to the United States complained. FEWS NET declined to comment.

For the next Gaza assessment, IPC plans to use a new methodology known as a “globally led assessment” that is essentially a way to avoid working with recalcitrant governments. It will rely on information from partners on the ground but will be conducted from outside Gaza, without government involvement. The hope is that consensus among the experts will be easier—and faster—to achieve this way. Results are expected a couple of weeks after the assessment begins.

If IPC says Gaza is experiencing famine, it will fall to government or senior U.N. officials to make an official declaration. “Israel could declare a famine but of course they won’t, and no one recognizes Hamas,” one of the sources says. The pressure would be on U.N. Secretary-General António Guterres to make the declaration. A U.N. chief has declared famine twice before, in Somalia in 2011 and South Sudan in 2017.

For IPC, being clear about what’s going on is important, de Waal says, even if it can’t meet all of its own formal criteria. “We shouldn’t have to count the graves of children to declare famine,” he says. “We know what is happening.”

About the author

Leslie Roberts is a former news editor at Science.

[1] https://www.unicef.fr/article/la-faim-persiste-depuis-trois-annees-consecutives-alors-que-les-crises-mondiales-saggravent/

[2] https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2025-05/accroissement-considerable-de-la-faim-dans-le-monde.html

[3] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/08/14/soudan-la-pire-epidemie-de-cholera-depuis-des-annees-fait-au-moins-40-morts_6629427_3212.html

[4] https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20250516-guerre-%C3%A0-gaza-le-comit%C3%A9-pour-la-protection-des-journalistes-d%C3%A9nonce-la-pression-du-hamas

[5] https://www.lorientlejour.com/article/1473950/gaza-amnesty-international-estime-quisrael-mene-une-campagne-de-famine-deliberee.html

[6] https://www.revuepolitique.fr/israel-contre-lonu-ou-lonu-contre-israel/

[7] https://www.youtube.com/shorts/WQzYU3k0fnA

[8] https://www.bfmtv.com/international/moyen-orient/palestine/un-rythme-sans-precedent-les-donnees-de-l-armee-israelienne-indiquent-un-taux-de-mortalite-civile-de-83-dans-la-guerre-a-gaza_AN-202508220581.html

[9] https://unwatch.org/lag-de-loms-devie-du-coronavirus-pour-sen-prendre-a-israel/

[10] https://reliefweb.int/report/occupied-palestinian-territory/gaza-les-meurtres-par-les-forces-israeliennes-de-palestiniens-en-quete-de-nourriture-sont-des-crimes-de-guerre

[11] https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/07/gaza-evidence-points-to-israels-continued-use-of-starvation-to-inflict-genocide-against-palestinians/

[12] https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20250818-pour-amnesty-international-isra%C3%ABl-m%C3%A8ne-%C3%A0-gaza-une-campagne-de-famine-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e

[13] https://www.medecinssansfrontieres.ca/palestine-un-quart-des-enfants-et-des-femmes-enceintes-souffrent-de-malnutrition/

[14] https://www.la-croix.com/international/Guerre-Israel-Hamas-sait-lhopital-Ahli-Arab-bombarde-Gaza-2023-10-18-1201287308

[15] https://www.medecinssansfrontieres.ca/msf-condamne-le-bombardement-de-lhopital-ahli-arab-a-gaza/

[16] https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20231020-h%C3%B4pital-%C3%A0-gaza-une-source-militaire-europ%C3%A9enne-attribue-l-explosion-%C3%A0-un-tir-rat%C3%A9-de-roquette

[17] https://lecourrier.vn/israel-gaza-lonu-lance-une-enquete-sur-les-atteintes-aux-droits-humains/921802.html

[18] https://electronicintifada.net/content/genocide-gaza/6397

[19] https://www.bbc.com/news/world-middle-east-29387079

[20] https://fr.timesofisrael.com/liveblog_entry/mohammed-shtayyeh-premier-ministre-de-lap-accuse-israel-de-genocide-a-gaza/

[21] https://unric.org/fr/gaza-israel-risque-grave-de-genocide-rapporteurs-de-lonu/

[22] https://www.franceinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/guerre-dans-la-bande-de-gaza-la-situation-des-enfants-alarme-les-humanitaires-alors-que-l-aide-acheminee-est-une-goutte-d-eau-dans-l-ocean_7265955.html

[23] https://www.ipcinfo.org/fileadmin/user_upload/ipcinfo/docs/IPC_Gaza_Strip_Acute_Food_Insecurity_Malnutrition_Apr_Sept2025_Special_Snapshot.pdf

[24] https://theconversation.com/malnutrition-a-gaza-son-impact-sur-les-1-000-premiers-jours-de-vie-des-bebes-257575

[25] https://www.franceinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/guerre-dans-la-bande-de-gaza-la-situation-des-enfants-alarme-les-humanitaires-alors-que-l-aide-acheminee-est-une-goutte-d-eau-dans-l-ocean_7265955.html

[26] https://www.rts.ch/info/monde/2025/article/gaza-l-onu-alerte-sur-une-famine-imminente-touchant-toute-la-population-28899609.html

[27] https://www.lemonde.fr/international/article/2025/05/12/dans-la-bande-de-gaza-un-cran-de-plus-vers-une-famine-generalisee_6605532_3210.html

[28] https://www.franceinfo.fr/monde/palestine/gaza/gaza-israel-dit-oui-a-un-cessez-le-feu-le-hamas-dit-non_7281654.html

[29] https://www.liberation.fr/checknews/cette-photo-dune-distribution-daide-a-gaza-est-elle-une-mise-en-scene-comme-laffirme-le-journal-allemand-bild-20250808_RASMZARKBRHNTERI3BSNVDC52E/

[30]  https://israj.media-j.com/article/37448/famine-a-gaza-le-new-york-times-reconnait-avoir-publie-une-photo-mensongere

[31] https://www.lorientlejour.com/article/1472835/noor-alyacoubi-depuis-gaza-la-nourriture-est-de-retour-a-gaza-il-y-a-du-mouvement-de-la-couleur-et-surtout-du-soulagement.html

[32] https://fr.wfp.org/news/wfp-food-convoys-keep-moving-gaza-starvation-drives-lawlessness-leaving-most-vulnerable

[33] https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/13/dans-la-bande-de-gaza-la-defense-civile-fait-etat-de-29-morts_6620994_3210.html

[34] https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/a-gaza-des-tirs-israeliens-pres-dun-centre-daide-humanitaire-font-au-moins-50-morts-20250617_MAUZVEKG3NFN3GMEYL4OTHLUPQ/

[35] https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/a-gaza-des-tirs-israeliens-pres-dun-centre-daide-humanitaire-font-au-moins-50-morts-20250617_MAUZVEKG3NFN3GMEYL4OTHLUPQ/

[36] https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/01/un-bombardement-israelien-provoque-un-carnage-dans-un-cafe-de-gaza_6617209_3210.html.

[37] https://x.com/Timesofgaza/status/1939754993646506205

[38] https://www.nouvelobs.com/monde/20250701.OBS105514/24-morts-une-enquete-en-cours-ce-que-l-on-sait-de-la-frappe-israelienne-sur-le-cafe-al-baqa-de-gaza.html

[39] https://www.tf1info.fr/international/guerre-israel-hamas-gaza-plusieurs-pays-arabes-appellent-au-desarmement-du-hamas-2385899.html

[40] https://www.unicef.fr/article/gaza-la-famine-confirmee-pour-la-premiere-fois/

[41] https://reliefweb.int/report/occupied-palestinian-territory/gaza-un-quart-des-enfants-et-des-femmes-enceintes-souffrent-de-malnutrition-alors-quisrael-continue-dutiliser-la-faim-comme-arme-de-guerre

[42] https://reliefweb.int/report/occupied-palestinian-territory/gaza-un-quart-des-enfants-et-des-femmes-enceintes-souffrent-de-malnutrition-alors-quisrael-continue-dutiliser-la-faim-comme-arme-de-guerre

[43]  https://share.google/e8dQnVhYFNs8J4ebP

[44] https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2025-07/pere-romanelli-la-resistance-des-chretiens-de-gaza-est-terminee.html

[45] https://www.rtbf.be/article/des-ong-protestent-contre-une-reglementation-israelienne-menacant-leurs-activites-a-gaza-et-en-cisjordanie-occupee-11584884

[46] https://www.lesoir.be/678883/article/2025-05-30/gaza-des-individus-armes-ont-pille-de-grandes-quantites-de-materiel-medical

[47] https://www.nouvelobs.com/monde/20250528.OBS104389/gaza-israel-accuse-l-onu-de-bloquer-l-aide-dans-l-enclave.html

[48] https://www.nouvelobs.com/monde/20250528.OBS104389/gaza-israel-accuse-l-onu-de-bloquer-l-aide-dans-l-enclave.html

[49] https://www.wfp.org/news/wfp-chief-visits-palestine-and-israel-calls-immediate-surge-aid-gaza-and-safe-access-reach

[50] https://news.un.org/fr/story/2025/08/1157321

[51] https://www.euractiv.fr/section/politics/news/un-document-revele-que-le-nombre-de-camions-daide-humanitaire-entrant-a-gaza-est-bien-inferieur-a-ce-que-demande-lue/

[52] https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/pauses-tactique-couloirs-humanitaires-et-largage-daide-sous-pression-israel-desserre-letau-de-gaza-20250727_ZGZQ5X7DOFDMPBQHDQSIXBUPNU/

[53] https://www.wfp.org/news/wfp-chief-visits-palestine-and-israel-calls-immediate-surge-aid-gaza-and-safe-access-reach

[54] https://www.bluewin.ch/fr/infos/international/ce-qui-passe-ce-qui-ne-passe-pas-des-centaines-de-camions-humanitaires-bloques-a-lentree-de-gaza-2833261.html

[55] https://www.euractiv.fr/section/politics/news/un-document-revele-que-le-nombre-de-camions-daide-humanitaire-entrant-a-gaza-est-bien-inferieur-a-ce-que-demande-lue/

[56] https://www.tvanouvelles.ca/2025/06/21/la-population-de-gaza-a-desesperement-besoin-de-plus-daide-dit-la-fondation-ghf-soutenue-par-washington

[57] https://www.rtbf.be/article/guerre-israel-gaza-un-camion-de-vivres-se-retourne-sur-la-foule-et-cause-la-mort-de-20-personnes-selon-la-defense-civile-11584725

[58] https://www.rtbf.be/article/des-experts-de-l-onu-demandent-la-fin-de-la-fondation-humanitaire-pour-gaza-11584601

[59] https://www.lemonde.fr/international/article/2025/07/04/dans-la-bande-de-gaza-plus-de-500-personnes-tuees-lors-des-distributions-alimentaires-de-la-fondation-ghf-depuis-fin-mai_6618132_3210.html

[60] https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/guerre-a-gaza-pres-de-170-ong-appellent-israel-a-retablir-une-aide-humanitaire-securisee-20250701_2HFCGZ7S3FENVIAGRFHWXGDO6E/

[61] https://www.sudouest.fr/international/moyen-orient/gaza/gaza-des-personnes-qui-viennent-chercher-de-l-aide-humanitaire-sont-tuees-une-commission-de-l-onu-juge-scandaleux-le-soutien-a-la-fondation-ghf-24904093.php

[62] https://fr.wikipedia.org/wiki/Navanethem_Pillay

[63] https://www.courrierinternational.com/article/verbatim-une-commission-d-enquete-rattachee-a-l-onu-accuse-israel-de-genocide-a-gaza_235200

[64] https://fr.euronews.com/2025/07/19/gaza-au-moins-26-tues-pres-de-centres-de-distribution-daide-selon-les-palestiniens-tsahal-

[65] https://www.youtube.com/watch?v=opvsBB93USU

[66] https://www.memri.org/reports/palestinian-authority-daily-hamas-murdering-civilians-who-come-gaza-aid-distribution-centers

[67] https://www.lorientlejour.com/article/1467600/gaza-le-hamas-affirme-discuter-de-propositions-de-cessez-le-feu-recues-des-mediateurs.html

[68] https://www.theguardian.com/world/2025/jun/12/more-mass-casualties-gaza-food-points-ghf-staff-killed

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